Les Rothschild et la porcelaine : une longue histoire d’amour
Par Claire Bommelaer
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CRITIQUE - Dans une remarquable mise en scène, la Galerie des Gobelins, à Paris, déroule les liens passionnels entre la famille et la manufacture de Sèvres.
Passer la publicitéD’abord il y a la manufacture de Sèvres, symbole depuis trois siècles de virtuosité et d’élégance. Ensuite, il y a les Rothschild, famille dont le nom claque comme un étendard dans l’histoire française. Dans une exposition somptueuse, à la scénographie imaginative, les Gobelins, à Paris, racontent leur relation.
Dès l’entrée, on marche sur une moquette crème, aux emblèmes de la famille - soit cinq flèches, comme autant de fils envoyés par leur père Mayer Amschel dans des villes européennes pour faire fortune. Les cinq branches sont retenues par un ruban, incarnant un nom, des valeurs et d’une manière d’être.
Autour, s’étendent de grands portraits en pied de Béatrice, d’Edmond, de Gustave, de Charlotte, de Salomon et de bien d’autres. Qu’importent les prénoms de ces personnages, le visiteur aura tendance à les oublier pour ne retenir qu’une chose : à partir du XIXe siècle, cette famille éminemment européenne à l’ascension fulgurante va afficher un goût sûr et singulier dans les Arts décoratifs…
