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Exposition: Noa Eshkol, la danseuse qui jouait avec la radicalité

Par Ariane Bavelier

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En 1978, Noa Eshkol compose A Big Kolo (Folk Dance) en coton, batiste et crêpe. Holon, Israël, The Noa Eshkol Foundation for Movement Notation

CRITIQUE - L’artiste israélienne a consacré sa vie à deux recherches : la chorégraphie et les arts plastiques. À Paris, le Musée d’art et du judaïsme montre les contraignantes règles du jeu qu’elle s’imposait.

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La danse à l’os. Dépouillée de musique, de récit et avec la seule intention de faire alphabet. Un alphabet qui se laisse noter, éternel casse-tête des chorégraphes. Tel est le travail d’artiste de Noa Eshkol. Du moins, un versant. L’autre consiste dans la couture de morceaux de tissus de récupération sur de grandes tentures murales. À Paris, le Musée d’art et d’histoire du judaïsme lui consacre une exposition en juxtaposant ses deux pratiques. Pourtant, l’artiste s’est toujours défendue qu’elles aient à voir l’une avec l’autre. Elle dit être passée de la première à la seconde sans transition, au moment de la guerre du Kippour, en 1973. Mais est-on le meilleur juge de ce qu’on fait ?

Décédée en 2007, Noa Eshkol naît en 1924 au kibboutz de Degania Bet dans une famille originaire d’Ukraine. Cette éducation lui inculque le goût du collectif, de la contrainte et de la composition. La danse est une pratique établie en Israël. Comme le dicte alors la danse expressionniste née en Allemagne…

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