« Une femme libre qui choisit le veuvage pour exercer son indépendance » : Madame de Sévigné célébrée à Paris dans sa « Carnavalette »
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CRITIQUE - Pour les 400 ans de la naissance de la marquise épistolière, le Musée Carnavalet, à Paris, où elle vécut, a conçu un parcours axé sur le pouvoir féminin au XVIIe siècle.
Passer la publicitéD’abord, évacuer l’image d’Épinal : en ce qui concerne la marquise de Sévigné, cette image prend la forme d’une boîte de chocolats, d’un papier à lettres au décor fleuri, voire d’un sac signé Louis Vuitton. À Paris, au Musée Carnavalet, dans son hôtel particulier, la question de la postérité de la célèbre marquise est traitée en une salle au tout début de l’exposition qui lui est consacrée. C’est aussi ici que l’on a relégué le bureau dit « de Madame de Sévigné » offert par les amis du musée en 1937. Des études poussées menées l’an passé ont discrédité l’hypothèse d’une appartenance à l’écrivain. Le meuble est bien joli, mais il se trouve que l’épistolière écrivait certainement sur une simple table. À côté est exposée une relique un peu douteuse, un morceau de tissu de la robe mortuaire de Marie, née de Rabutin-Chantal, dont la fortune critique arriva tôt après sa mort, en 1696, à l’âge de 70 ans, avec la publication de ses lettres, qu’elle n’avait pas autorisée de son vivant
