Covid-19 : le «quoi qu’il en coûte» laisse aussi des séquelles
Par Julie Ruiz
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RÉCIT - Bien que salutaires à l’époque, les aides de la crise Covid pèsent encore sur les finances publiques aujourd’hui.
Passer la publicitéD’un point de vue économique, la pandémie de Covid a également été un événement historique. Face aux défis posés par la crise sanitaire, la stratégie de la France, dès le début, a été comparable à celle de ses voisins européens : ouvrir grand les vannes de la dépense publique. Cette politique du chèque, d’une ampleur inédite, est entrée dans le vocabulaire courant - et dans l’histoire économique, donc - sous le nom de « quoi qu’il en coûte ». À l’origine, cette formule avait été martelée par Emmanuel Macron lors de son allocution du 12 mars 2020, à l’aube du premier confinement. Le chef de l’État s’était inspiré du fameux « whatever it takes », une phrase prononcée par Mario Draghi, devenue une autre formule célèbre entrée dans les manuels de macroéconomie comme celle ayant mis fin à la crise des dettes souveraines.
En même temps que les premières mesures sanitaires, le gouvernement mettait en place une politique de soutien sans faille aux entreprises…
