«L’addition des approximations et des ellipses ne fait pas une vérité» : Gallimard conteste les attaques de Boualem Sansal
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EXCLUSIF - Dans un long communiqué titré «Contrairement à la légende», l’éditeur réfute les griefs exprimés par l’écrivain qui ont justifié son départ chez Grasset.
Passer la publicitéLe livre tant attendu de Boualem Sansal, La Légende, paru le 2 juin, a immédiatement fait beaucoup de bruit. Et ça n’est pas près de s’arrêter. Sous-titré « Libres méditations d’un prisonnier encombrant », il raconte son incarcération dans la prison de Koléa, près d’Alger. La principale attaque de l’écrivain vise le président Tebboune et le régime algérien. Mais vers la fin du récit, un long chapitre intitulé « Le grand moment de vérité », Boualem Sansal règle des comptes avec sa maison d’édition historique, Gallimard qui le publie depuis 1999. Le romancier s’attaque nommément au PDG, Antoine Gallimard, et à son éditeur de toujours Jean-Marie Laclavetine. Paradoxe : les deux hommes figurent pourtant dans les pages de remerciements baptisées « La stèle des soutiens » introduite par ces mots : « leur voix a ébranlé la muraille totalitaire et libéré l’espoir ».
Dans le livre, comme dans les innombrables interviews qu’il a accordées, l’auteur du Serment des barbares
