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«On ne recherche pas un élément de décor mais une vraie incarnation» : figurant à l’opéra, un métier de l’ombre de plus en plus prisé

Par Thierry Hillériteau

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Une scène de La Cenerentola mise en scène par Guillaume Gallienne avec les figurantes de la production. Julien Benhamou / Opéra national de Paris

RÉCIT - Comédiens mimes, danseurs externes ou acrobates, ils sont près de 300 à nourrir chaque saison les productions lyriques de l’Opéra de Paris. Ces professionnels, qui restent dans l’anonymat, sont pourtant essentiels à la dramaturgie du spectacle. Le Figaro est allé à leur rencontre.

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En cette première quinzaine de mai, la salle Ravel de l’Opéra Bastille bruisse de rires joyeux. Depuis une heure, les dix-sept comédiens mimes de La Cenerentola, mise en scène par Guillaume Gallienne, répètent leur scène d’arrivée au bal. Sous le regard scrutateur d’Alejandro Stadler, son assistant metteur en scène, les filles se toisent. Singent la dispute silencieuse des prétendantes. Les visages, particulièrement expressifs pour être vus de loin, expriment ici la jalousie ou la réprobation. Là, la surprise ou la déception.

Courant de cour à jardin, la régisseuse de scène Sabine Blachère veille au grain. Distribue déjà les tops de départs, sur les notes enlevées de Rossini. « À Garnier, vous devrez faire bien attention à vos pieds et vos chevilles, prévient Alejandro de sa voix rocailleuse. Le terrain est très accidenté. On est à Naples, aux abords d’un volcan. On a fait des marquages avec du scotch pour simuler les différents éléments. La ligne jaune, c’est la coulée de lave qui s’est…

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5 commentaires
  • rongeur joyeux

    le

    "...ou du fait de mises en scène modernes qui privilégient le huis clos psychologique à la fresque historique..." Supplice actuel des spectateurs face à des metteurs en scène au service d'eux-mêmes...

  • Anonyme

    le

    La réalité c'est que pour profiter du statut d'intermittent du spectacle il faut faire quelques apparitions tous les ans. Alors même gratuitement on le fait, juste pour garder le statut. Mais la France n'a plus les moyens de payer ça, on a une dette comme jamais, Nicolas croule sous les impôts, tout le pays s'arrête. On se réveille quand ?

  • anonyme 75024

    le

    Payés à ne rien faire,(êtres ur la scène en ayant l'air de participer à ce qui se passe avec des mimiques appuyées) ,surtout avec le statut d'intermittent. Tout ce petit monde vote bien sût LFI et espère mettre un pied dans le show bizz pour aller à la même soupe que les "stars" (qui votent aussi LFI, ça tombe bien).

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