Immersion dans le centre de contrôle des opérations d’Air France en temps de guerre au Proche-Orient
Par Jean-Yves Guérin à Roissy
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REPORTAGE - Suspensions de plusieurs lignes, menaces de drones et rapatriement en France pour nos concitoyens bloqués dans le Golfe persique... En période de crise, cette cellule a du pain sur la planche.
Passer la publicitéUn grand plateau où se croisent une centaine de personnes. Au centre, le bureau de celui qu’on appelle le chef de quart. Bien en évidence, une cloche qui lui permet de convoquer des réunions. « Mon job est de prendre des décisions concernant nos avions à la lumière de ce que peuvent dire une dizaine d’experts maison présents autour de moi, des spécialistes de la maintenance, de la sûreté, du pilotage, du commercial… », explique Marc Hiberty qui tenait le poste mardi dernier entre 5 heures et 17h30.
Au mur, un écran géant projette une carte du monde centrée sur le Proche et le Moyen-Orient. La région est en rouge cramoisi. Rouge comme danger alors que la guerre entre les États-Unis et Israël d’un côté, l’Iran de l’autre dure depuis trois semaines. D’ailleurs, sur l’écran, on ne voit aucun avion Air France dans cette zone. Bienvenue au CCO, le centre de contrôle des opérations d’Air France, ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à Roissy. C’est là que le transporteur gère les conséquences…
