Mathieu Bock-Côté ou l’identité retrouvée
Par Isabelle Schmitz, pour Le Figaro Histoire
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CRITIQUE - Au banquet de l’existence, il prendrait bien toute la carte. Loin des restrictions alimentaires et idéologiques, loin de ce «régime diversitaire» qui encadre la vie de nos sociétés, Mathieu Bock-Côté se prête au jeu de l’entretien avec Laurent Dandrieu.
Passer la publicitéCet article est tiré du Figaro Histoire « 4 juillet 1776 : l’invention des États-Unis ». Retrouvez dans ce numéro un dossier pour tout savoir sur une épopée hors norme qui fête cette années ses 250 ans.
«L’espoir meurt en dernier. » Proféré avec le ton désenchanté qui sied aux compatriotes de Dostoïevski, ce vieux proverbe russe moque les doux rêveurs accrochés jusqu’à la mort à leurs illusions. On pourrait, de très loin, l’appliquer au sociologue québécois préféré des Français. Face au mastodonte anglo-saxon, face aux neuf provinces anglophones du Canada, il croit encore à l’indépendance de la dixième, francophone celle-ci, le Québec. Alors que ce qui fut la Nouvelle-France est relégué au rang de province secondaire depuis le XVIIIe siècle, Mathieu Bock-Côté revendique l’identité historique de ce peuple canadien français, sa capacité à exister de façon autonome et souveraine et à gouverner sa barque seul.
La différence entre un idéaliste cramponné à ses illusions et le petit-fils…
