Antoine Arjakovsky : « Il faut mettre fin à l’impunité des crimes russes »
Par Laure Mandeville
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
ENTRETIEN - L’historien, directeur d’études au Collège des Bernardins, salue la création d’un tribunal spécial visant à juger le crime d’agression russe en Ukraine mais s’inquiète de la lenteur de la justice internationale.
Passer la publicitéLE FIGARO. - Vous venez de tenir au Collège des Bernardins une série de séminaires consacrés aux crimes russes en Ukraine et à l’urgence de faire justice sans attendre. L’ampleur du crime est inédite, comme vous l’écrivez dans une récente tribune1.
Antoine ARJAKOVSKY. - Le pôle de recherche du Collège des Bernardins, avec l’Institut chrétiens d’Orient et l’Association Pour l’Ukraine, a lancé en 2025 cette recherche sur les crimes commis en Ukraine pour deux raisons. D’abord l’ampleur des crimes commis, inédite en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Imaginez que c’est tout un peuple de plus de 40 millions de personnes qui subit depuis 12 ans les conséquences de l’agression russe. Il faut lire le livre extraordinaire de la jeune écrivain ukrainienne abattue par un missile russe à Kramatorsk en juin 2023, Victoria Amelina, Regarder les femmes regarder la guerre (Flammarion 2025). Elle explique à l’avocat Philippe Sands qu’il y a bien une logique génocidaire russe contre le peuple ukrainien…
