Clause «acheter européen» pour l’Ukraine : un plan B risqué
Par LENA
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VU D’AILLEURS - Confrontée à l’urgence financière de l’Ukraine, Bruxelles envisage de lui accorder un prêt pour l’achat d’armement. Financé par de la dette commune, celui-ci pourrait toutefois engendrer des tensions entre les États membres, voire avec les États-Unis.
Passer la publicitéPar Stefan Beutelsbacher (Die Welt)
Ce qu’a présenté Ursula von der Leyen mercredi à Bruxelles n’est qu’un plan B. La deuxième meilleure solution, en tout cas du point de vue de l’Union européenne. Cependant, comme tout le monde l’a bien compris ces dernières semaines, il était impossible d’obtenir mieux. La présidente de la Commission a annoncé l’octroi à l’Ukraine d’un crédit de 90 milliards d’euros, financé par de la dette commune et garanti par le budget européen.
« Nous voulons tous la paix », a déclaré Ursula von der Leyen dans la salle de presse de la Commission européenne. « Et pour cela, l’Ukraine doit être en position de force – sur le champ de bataille comme à la table des négociations. »
Le plan A visant à soutenir le pays avait échoué en décembre, lors d’une réunion des 27 chefs d’État et de gouvernement européens. Il prévoyait d’utiliser, pour le prêt à l’Ukraine, les fonds de la banque centrale russe gelés par Bruxelles. Or, plusieurs États membres de l’UE s’y étaient…
