Deux victimes françaises identifiées après le crash de l’avion qui transportait le chef d’état-major libyen en Turquie
Par Maxime Dubernet de Boscq avec AFP
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
Le chef d’état-major de l’Ouest libyen, le général Mohammed Ali Ahmed Al-Haddad, est également mort lors de l’«accident» de l’avion à bord duquel il avait quitté Ankara (Turquie), où il était en visite.
Passer la publicité Passer la publicitéDeux Français figurent parmi les victimes du crash de l’avion qui s’est écrasé mardi soir près d’Ankara, tuant tous ses passagers, dont le chef d’état-major libyen des armées et ses conseillers, a appris l’AFP de source diplomatique française vendredi.
«Deux de nos ressortissants, membres de l’équipage, sont décédés dans l’accident aérien survenu le 23 décembre en Turquie», a affirmé cette source à l’AFP, sans préciser l’identité de ces ressortissants. «Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, via notre ambassade en Turquie et le centre de crise et de soutien, est en contact avec les familles et les accompagne dans leurs démarches», a-t-elle ajouté sans autre détail.
Passer la publicitéOutre le chef d’état-major de l’armée de Tripoli, le général Mohamed Al-Haddad, quatre de ses conseillers et trois membres d’équipage se trouvaient à bord de l’appareil, un Falcon 50, qui s’est écrasé moins de quarante minutes après son décollage. La boîte noire a été retrouvée, selon les autorités turques qui ont fait état d’une panne électrique à bord de l’avion et ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’accident.
Boîte noire analysée dans un «pays neutre»
Selon le ministre turc des Transports, Abdulkadir Uraloglu, la boîte noire sera analysée dans un «pays neutre». Les résultats de l’analyse seront partagés «avec notre nation et le monde entier avec une totale transparence», a-t-il assuré sans préciser quel pays.
En France, le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) «participe à l’enquête ouverte par la Turquie», a-t-il indiqué sur X vendredi, précisant que trois de ses enquêteurs «se rendent sur place accompagnés de conseillers techniques», comme il est d’usage en cas d’accident survenu à l’étranger à un aéronef de construction ou de conception française. Le chef d’état-major libyen s’était rendu mardi à Ankara pour une visite officielle à l’invitation de son homologue turc.
Il a aussi été reçu mardi par le ministre de la Défense et le chef d’état-major turcs, à l’occasion d’une des fréquentes visites que se rendent les responsables des deux pays. La Turquie est un allié de poids du gouvernement de Tripoli, reconnu par l’ONU, au côté duquel elle est engagée y compris militairement depuis janvier 2020, lui fournissant notamment des drones de combat et des instructeurs militaires mais également un soutien économique. La Libye, où deux exécutifs se disputent le pouvoir, peine à retrouver la stabilité depuis le renversement de Mouammar Kadhafi en 2011.
