«L’impasse est levée» : le prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine définitivement validé par l’UE
Par Le Figaro avec AFP
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«L’économie de guerre de la Russie est sous une pression croissante, tandis que l’Ukraine bénéficie d’un soutien majeur», a déclaré la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas.
Passer la publicité Passer la publicitéL’Union européenne a définitivement approuvé un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, et de nouvelles sanctions contre la Russie, après la levée d’un véto de la Hongrie, a indiqué jeudi la présidence chypriote de l’UE.
«L’impasse est levée», s’est félicitée la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas sur X. «L’économie de guerre de la Russie est sous une pression croissante, tandis que l’Ukraine bénéficie d’un soutien majeur», a-t-elle ajouté. «Nous sommes en route pour Chypre avec de bonnes nouvelles», s’est félicité de son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, attendue sur cette île de la Méditerranée à l’occasion d’un sommet informel des chefs d’État et de gouvernement des 27.
Passer la publicitéLa levée du veto de la Hongrie, après des mois de suspense et de rebondissements, doit permettre à la Commission européenne de verser une première tranche de ce prêt adopté en décembre. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, attendu à Chypre, a salué jeudi ce déblocage et dit espérer que ces premiers versements aient lieu «d’ici fin mai, début juin».
Budapest avait conditionné son accord à la reprise des livraisons de pétrole russe
Ce prêt, garanti par le budget de l’UE, doit permettre à l’Ukraine de financer sa guerre contre la Russie sur la période 2026-2027. Quelque 60 milliards seront consacrés à cet effort de guerre, et 30 milliards pour assurer le fonctionnement de l’État. Les bases d’un accord définitif avaient été posées mercredi, mais il aura fallu attendre la fin d’une procédure, lancée mercredi, avant d’obtenir confirmation de la levée de ce veto hongrois.
Budapest avait conditionné son accord à la reprise des livraisons de pétrole russe, via un oléoduc transitant par l’Ukraine, mais endommagé en janvier par des frappes russes. L’annonce mercredi par Kiev d’une remise en opérations de l’oléoduc «Droujba» (amitié en russe) a ouvert la voie au déblocage d’une situation rendue inextricable pendant plusieurs mois.
La République tchèque, et la Slovaquie pour les mêmes raisons que Budapest, avaient également mis leur veto à l’adoption d’un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, le 20e depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. Elles visent le secteur bancaire russe et ajoutent de nouvelles restrictions aux exportations de pétrole russe, dont les revenus financent une grande partie de sa guerre contre l’Ukraine.
