Malala Yousafzai : « Pour une petite fille afghane, lire un livre seule dans sa chambre est un acte de résistance »
Par LENA
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VU D’AILLEURS - La militante pakistanaise était en visite en Espagne dans le cadre d’une campagne internationale visant à faire reconnaître l’« effacement systématique » des femmes en Afghanistan comme un crime contre l’humanité.
Passer la publicitéPar Patricia R. Blanco (El País)
Malala n’a pas besoin de nom de famille. Son seul prénom suffit à évoquer des images familières : la jeune fille qui a défié les talibans dans son Pakistan natal, la militante qui a consacré sa vie à l’éducation des filles, celle qui, à 17 ans, est devenue la plus jeune lauréate du prix Nobel de la paix. On la qualifie volontiers d’« héroïne », de « source d’inspiration », ou de personne « prédestinée à un grand avenir ». Autant d’étiquettes que Malala énumère avec détachement, témoignant des attentes placées en elle après qu’un taliban lui a tiré une balle dans la tête lorsqu’elle avait 15 ans. Dans son dernier livre, Trouver ma voie, elle revient sur ce moment : « Je n’arrive pas à me défaire du sentiment qu’une main géante m’a arrachée à une histoire pour me déposer dans une autre, complètement nouvelle. À 15 ans, je n’avais pas eu le temps de découvrir qui je voulais être lorsque, soudain, tout le monde a voulu me dire qui j’étais
