« On en revient toujours à la question des valeurs » : entre Paris et Berlin, le rendez-vous manqué d’Emmanuel Macron et de Friedrich Merz
Par Nicolas Barotte
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DÉCRYPTAGE - Un an après l’accession au pouvoir du chancelier allemand, les espoirs de relance de la relation franco-allemande n’ont pas été réalisés.
Passer la publicitéCrépusculaire, la relation franco-allemande attend encore son renouveau. Un an après l’accession au pouvoir du chancelier Friedrich Merz, les espoirs que son élection avait suscités à Paris paraissent déjà s’être évanouis. Entre le président de la République, Emmanuel Macron, et lui, les désaccords et les incompréhensions se sont accumulés sans que soient trouvées de solutions. Les deux dirigeants promettaient pourtant de réactiver le « réflexe » franco-allemand, abîmé à la fin des années Merkel et par le mandat d’Olaf Scholz.
Le nouveau chancelier chrétien-démocrate parlait de « souveraineté européenne », le président français de « resynchronisation » de la relation. Mais ils n’ont pas réussi à surmonter leurs différends. Alors qu’ils se sont affaiblis sur leurs scènes intérieures respectives, ni l’un ni l’autre ne semble avoir de ressources pour rebondir. À un an de l’élection présidentielle en France, la parole du chef de l’État se démonétise. Quant au chancelier, il a…
