Santé mentale des jeunes : « Tout me semblait vide, je ne me sentais plus vraiment vivant »
Par LENA
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VU D’AILLEURS - Une pression croissante pèse sur le quotidien de nombreux enfants et adolescents. Contrairement aux filles, la détresse de nombreux garçons reste longtemps invisible. Comment leur apporter un soutien ?
Passer la publicitéPar Dietgard Stein (Die Welt)
Félix, 16 ans, s’est progressivement réfugié dans le monde numérique. Non par goût de l’aventure, mais parce qu’il y trouvait un soutien alors que la vie réelle lui paraissait trop difficile. Les jeux vidéo et discussions en ligne sont devenus son remède contre la solitude et les émotions pesantes, parfois même « la seule raison de se lever chaque jour ». Mais les nuits sans sommeil – « je ne pouvais plus m’endormir et je me réveillais souvent » – ont fini par transformer ses journées en un brouillard permanent : « Pendant la journée, je ne pouvais plus rien faire, j’étais épuisé et incapable de me concentrer. »
À l’école, le retard s’est accumulé, ses notes ont chuté, et il a dû redoubler. Là-bas, Félix se sentait invisible : « Je n’avais aucun contact. Je passais les récréations seul. » Les rencontres avec ses amis se sont d’abord espacées, puis ont cessé. Le contact avec son père, qui vivait séparé, s’est presque totalement rompu
