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Appel à la grève générale dans le jeu vidéo le 13 février

Par Le Figaro avec AFP

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Une grève dans le secteur du jeu vidéo est prévue le 13 février. vfhnb12 / stock.adobe.com

Le Syndicat des travailleurs du jeu vidéo demande «des meilleures conditions de travail», «de meilleurs salaires» et l’arrêt des plans de licenciements.

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Le Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV) a appelé jeudi à une grève nationale le 13 février dans l'ensemble du secteur - «une première» selon l'organisation -, alors que l'industrie traverse une période économique difficile. Il demande «des meilleures conditions de travail», «de meilleurs salaires» et l'arrêt des plans de licenciements, a indiqué Vincent Cambedouzou, délégué du STJV chez Ubisoft, à l'issue d'une conférence de presse réunissant des représentants syndicaux de plusieurs studios français.

En 2024, «il y a eu des mobilisations dans différents studios et ça nous paraissait cohérent de parvenir à lutter tous ensemble au même moment», a-t-il affirmé, exhortant les autres organisations syndicales à se joindre au mouvement. Si le STJV a déjà appelé à la mobilisation au niveau national dans le cadre d'appels plus large, comme en décembre lors du mouvement initié par la CGT contre les plans de licenciements, c'est la première fois qu'il cherche à fédérer les salariés du secteur autour de questions directement liées à l'industrie du jeu vidéo.

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Hausse «exponentielle» du personnel syndiqué

Alors que le secteur, qui emploie environ 12.000 personnes en France, se retrouve notamment fragilisé par la baisse des investissements, le STJV dit observer une hausse «exponentielle» de ses adhérents, qui devraient «bientôt» atteindre le millier. Ces derniers mois, plusieurs studios de jeux vidéo ont été touchés par d'importants mouvements sociaux, jusqu'ici plutôt rares dans cette industrie.

Depuis lundi, près d'une centaine de salariés français de Don't Nod sont par exemple en grève pour protester contre un plan de licenciements qui verrait le départ de 69 employés sur les quelque 250 que compte le studio à Paris. Le géant Ubisoft, en difficulté après plusieurs lancements décevants, a vu près d'un millier de salariés se mobiliser en octobre pour protester contre un changement de politique sur le télétravail.

Le groupe, qui a lancé il y a près de deux ans un plan d'économies au niveau mondial menant au départ de près de 2000 employés, organise le 22 janvier une journée de concertation avec les syndicats et le CSE afin d'établir «un plan de travail 2025 sur les questions sociales». En septembre, plusieurs employés des studios Spiders et Kylotonn, propriétés de l'éditeur français Nacon, ont aussi fait grève pour dénoncer leurs conditions de travail, s'alarmant des risques de burn-out et d'une désorganisation des plannings.

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5 commentaires
  • Anonyme

    le

    Quand tout allait bien, et que tout le monde s’en mettait plein les fouilles, personne ne disait rien. La, comme par hasard, moins de fric et… hop… ca conteste les licenciements. Mais quand allez-vous comprendre que c’est la loi du marché ?

  • GSX1300

    le

    Ils ne sont ni cheminots ni fonctionnaires, donc le gouvernement s’en fiche complètement.

  • Oskar Lafontaine

    le

    N'ayant aucun intérêt (et moins encore si c'est possible) pour ces jeux électroniques débiles, l'annonce de cette grève, m'aidera à m'endormir ce soir.

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