Après un signalement du ministère de l’Intérieur, un jeu vidéo reproduisant l’attaque du 7-octobre par le Hamas «désactivé»
Par Solène Vary
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Bruno Retailleau avait estimé que la dernière mise à jour du jeu vidéo Les Chevaliers de la Mosquée Al-Aqsa faisait l’apologie du terrorisme.
Passer la publicité Passer la publicitéLe jeu intitulé Les Chevaliers de la Mosquée Al-Aqsa, dont la dernière version propose de simuler l’attaque de 7-octobre par le Hamas, n’est plus disponible en ligne. «Le lien de téléchargement du jeu vidéo faisant l’apologie du terrorisme en glorifiant les attaques du 7 octobre a bien été désactivé après le signalement fait par le ministère de l’Intérieur», s’est félicité ce jeudi 5 décembre Bruno Retailleau sur X.
Ce mardi, lors de la séance de questions au gouvernement, la ministre de la Culture avait été interpellée par le député RN de Haute-Saône, Antoine Villedieu, sur la dangerosité de ce jeu, «véritable outil de propagande islamiste et antisémite». C’est le garde des Sceaux qui s’est chargé de répondre sur ce sujet, affirmant que le ministère avait fait un signalement à la plateforme Pharos et à la justice «sur la base du délit d’apologie du terrorisme». «J’en profite pour dire que le Hamas est un mouvement clairement terroriste et pas de résistance, a-t-il ajouté. Il a instrumentalisé, déshumanisé et défiguré la cause palestinienne.»
Passer la publicitéCinq soldats assassinés d’une balle
Dans la bande-annonce de cette nouvelle édition de «Fursan-Al-Aqsa», on voyait un combattant coiffé d’un bandeau vert pareil à ceux portés par les membres de l’organisation terroriste du Hamas, prononcer un «Allahu Akbar» avant d’exécuter d’une balle dans la nuque cinq soldats alignés à genoux, les mains sur la tête. Deux femmes et trois hommes, dont la tête éclate dans une éruption de sang. Cette séquence terrifiante, ainsi qu’une arrivée de soldats en parapentes motorisés et l’interpellation introductive «Venez ici, je veux une ceinture d’explosifs pour me faire exploser au-dessus des sionistes !», laissaient peu de doute sur l’événement qui a inspiré le jeu vidéo.
Mi-novembre, le Counter Terrorism Internet Referral Unit (CTIRU), l’unité britannique de référence pour la lutte contre le terrorisme en ligne, avait demandé à la plateforme de distribution Steam de retirer ce contenu de son catalogue.
«Ils accusent mon jeu d’être de la propagande ‘terroriste’»
Le site indépendant américain 404media relatait un échange de mails entre le studio de production et le développeur du jeu, d’origine brésilienne, Nidal Nijm. Apprenant que le jeu devait être bloqué au Royaume-Uni sur demande des autorités, le créateur se défendait : « C’est triste d’entendre cela, car, comme nous le savons tous, mon jeu n’est pas très différent de n’importe quel autre jeu de tir sur Steam, comme Call of Duty, par exemple. » Il déplorait un verrouillage régional dû à «des raisons politiques».
À ce jour, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Australie ont interdit ce jeu.
