Chantage à la sextape : jugé en appel, Gaël Perdriau continue de clamer son innocence
Par Justin Boche, Le Figaro Lyon
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Après trois jours d’audiences fastidieuses, Gaël Perdriau, condamné à cinq ans de prison dont quatre ferme en première instance, a continué d’affirmer qu’il n’était pas au courant du projet contre son premier adjoint. Ce que réfutent l’ensemble des autres protagonistes.
Passer la publicité«Je crois déjà avoir répondu en première instance». Le procès en appel est l’empire de la répétition. Parfois même du radotage. Celui de l’affaire de la sextape de Saint-Étienne, qui a conduit à la condamnation à cinq ans de prison dont quatre ferme de l’ancien maire Gaël Perdriau en décembre, ne fait pas exception.
Le prétoire a changé, troquant la modernité du tribunal judiciaire pour les ors néoclassiques de la Cour d’appel. Les protagonistes sont identiques même si leurs attitudes ont évolué depuis neuf mois et la première instance. Gaël Perdriau, qui a perdu ses mandats à la suite de sa condamnation, a troqué son arrogance par la détermination de celui qui n’a désormais plus rien à perdre. Samy Kéfi-Jérôme, la main ouvrière du chantage à la sextape, a laissé au placard sa mise soignée et son costume d’ancien élu centriste à la ville et à la région pour un t-shirt, une barbe fournie et des cheveux longs. Pierre Gauttieri a conservé son accent rocailleux mais arbore désormais une barbe…
