« Ne restez pas seul avec ces fantasmes » : avec les psychologues du numéro vert chargé de prévenir les passages à l’acte pédophiles
Par Antoine Sillières, Le Figaro Lyon
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REPORTAGE - Lancé en 2021, le dispositif STOP mise sur la prévention pour enrayer les 160 000 violences sexuelles sur mineurs commises chaque année en France, majoritairement par l’entourage proche des victimes, comme l’a illustré la mort de la petite Lyhanna.
Passer la publicité« On nous a appris qu’il fallait se méfier des hommes à la sortie de l’école avec un imperméable et des bonbons, mais la réalité n’est pas là ». Comme dans l’affaire Lyhanna, l’immense majorité des enfants victimes de violences sexuelles sont agressés par un membre de leur entourage proche, rappelle Mathias Poitau. Psychologue à l’hôpital psychiatrique du Vinatier, à Lyon, il partage son temps entre le suivi des délinquants sexuels sur injonction judiciaire et un travail de prévention au sein du centre ressource pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (Criavs), qui forme les soignants à la prise en charge de ce public.
C’est dans ce cadre que lui et ses collègues offrent une écoute quotidienne à des personnes ayant des fantasmes pédophiles, dans le cadre du dispositif STOP (Service téléphonique d’orientation et de prévention), lancé 2021. À l’autre bout du fil, des voix honteuses chuchotant bien souvent leur attirance pour la pédopornographie ou un mineur de…
