Au Châtelet, la Comédie-Française met le feu à La Vie Parisienne
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CRITIQUE - Cette nouvelle production, menée tambour battant par la troupe du Français, rend sa verve satirique au chef-d’œuvre d’Offenbach, Meilhac et Halévy. Au risque, parfois, d’y perdre la musique.
Passer la publicitéFeu partout ! Si l’on ressort de cette Vie Parisienne, proposée jusqu’au 11 juillet par la Comédie-Française hors ses murs sur la scène du Théâtre du Châtelet, à Paris, c’est bien avec le sourire jusqu’aux oreilles… Et une irrépressible envie de chanter.
Certes, la partition d’Offenbach aura connu bien des vicissitudes au fil de ces deux heures trente de spectacle. Réorchestration, changements de tonalités, coupes, suppressions, ensembles tronqués, personnages féminins chantés par des voix d’hommes (et inversement)… Depuis sa création en 1866, elle en a vu d’autres. Le compositeur lui-même avait dû, à l’époque, s’adapter à la troupe du Théâtre du Palais-Royal, constituée exclusivement de comédiens et non de chanteurs : il n’en avait pas moins réussi à imposer pour le rôle de Gabrielle la « Patti de l’opérette », sa muse Zulma Bouffar.
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Rien d’étonnant, donc, à ce que la Comédie-Française ait décidé de s’en emparer, elle aussi. Creusant ainsi le sillon musical développé par Éric…
