Rappeurs, DJ, artistes engagés... LFI organise une Fête de la Musique « antiraciste » à Paris
Par Charles Boutin
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« Une marche contre le racisme » ponctuée de concerts est organisée par le France insoumise le jour de la fête de la musique, place de la République. Un choix qui interroge le président du CRIF.
Passer la publicité Passer la publicitéCandidat à la présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon et ses fidèles partisans misent sur la culture. Dimanche 21 juin, La France Insoumise organisera, à Paris, sur la place de la République, un grand rassemblement pour la Fête de la Musique. Un événement qui s’adresse à la jeunesse avec au programme « concerts antiracistes » et « prises de paroles » militantes. L’annonce diffusée sur les réseaux sociaux du parti d’extrême gauche dimanche soir, s’accompagne d’une vidéo mettant en scène une adolescente dans le métro de la capitale, à la station... «La France Insoumise». La jeune fille se rend jusqu’à l’adresse du rendez-vous, dans le 11e arrondissement, en portant sur ses épaules un maillot du Paris Saint-Germain floqué « Jean-Luc Mélenchon », numéro 27.
Il est indiqué que l’événement, présenté comme « la Fête de la Musique antiraciste », débutera aux alentours de 18 heures et se clôturera peu après minuit. Selon les informations du Parisien, l’idée viendrait du dernier meeting de La France Insoumise, le 7 juin, à Saint-Denis, où la chanteuse Zaho de Sagazan a été aperçue dans la foule. « On veut essayer de faire de la campagne un moment de bouillonnement culturel », avait alors affirmé ce jour-là Manuel Bompard, coordinateur national de LFI. En préambule aux concerts, « une grande marche contre le racisme et toutes les formes de discrimination », souhaitée par le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko sera organisée.
Passer la publicitéL’annonce n’est pas du goût de Yonathan Arfi, président du CRIF qui s’étonne sur les réseaux sociaux : « Pourquoi laisse-t-on LFI s’approprier la place de la République un soir de Fête de la musique ? La place de la République est le cœur battant de la Fête de la musique. C’est une arène emblématique de cette fête populaire. Ce soir-là, ce lieu symbolique ne devrait pas être la tribune d’un parti politique. » Le patron du Conseil représentatif des institutions juives de France estime par ailleurs que « pour LFI, la musique n’est pas une fin, c’est un moyen, au service d’un agenda politique. Car LFI n’est pas une association culturelle. C’est un parti politique, avec une idéologie populiste, qui divise et antagonise les Français. » « Ce concert est légal mais est-il pertinent pour la démocratie ? », conclut-il.
Au programme figure notamment une prestation de la jeune rappeuse 2L, finaliste de la dernière saison de la série Nouvelle École sur Netflix. Elle est connue pour ses textes engagés, ses positions contre la misogynie et le Rassemblement national.
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Le rappeur Kulturr, étoile montante de la musique urbaine, et le franco-algérien DJ Guido font également partie de l’affiche. Tout comme l’artiste drag-queen Malawitte, aussi designer de Theodora, nouvelle star de la chanson française et lauréate de quatre Victoires de la musique en février dernier. Dinaa, Leo SVR, La M4nita, Emily Tante et les groupes militants KMSN et Zwoin, complètent la programmation musicale. Au même moment, Paris accueillera d’autres événements pour célébrer la Fête de la Musique. Sur la Place de la Bastille, Spotify organisera un concert géant avec les jeunes artistes Miki, Tiakola et RnBoi. La cour du Palais de l’Élysée sera, elle aussi, au cœur des festivités.
