À Nantes, le protoxyde d’azote, nouvel ennemi numéro un sur les routes
Par Laurène Trillard, Le Figaro Nantes
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REPORTAGE - Une semaine après la mise en place d’un arrêté préfectoral interdisant la détention de ce gaz hilarant, des contrôles routiers ont été opérés dans le centre-ville pour traquer ce produit aux risques avérés.
Passer la publicitéIl est 21 heures, la nuit tombe sur Nantes. Près d’un rond-point fréquenté du centre-ville, un barrage de police surprend les automobilistes. À chaque contrôle, c’est la même rengaine. Une fois la boîte à gants inspectée, « je vais vous demander maintenant d’ouvrir votre coffre », répète inlassablement une agente, munie d’une lampe torche. Ce jeudi, traditionnel jour de festivités étudiantes, 22 policiers sont mobilisés pour une opération de contrôles routiers, visant la détention de protoxyde d’azote. Ils font la chasse aux bonbonnes de ce produit prisé des jeunes, dont l’usage détourné fait des ravages sur la santé.
Pour lutter contre le fléau grandissant du gaz hilarant dans le département, le préfet de Loire-Atlantique a pris un arrêté qui interdit la consommation, la détention et le transport du produit du 10 avril au 6 septembre. « Depuis le début de l’année, on a eu un accident mortel et deux graves, pour lesquels on sait qu’il y avait du protoxyde d’azote dans les véhicules »
