Malgré des ressemblances avec ses meurtres passés, Martin Ney maintient qu’il n’a «rien à voir» avec la mort de Jonathan Coulom
Par Laurène Trillard, Le Figaro Nantes
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COMPTE-RENDU D’AUDIENCE - Condamné en Allemagne pour le meurtre de trois enfants, le tueur en série des colonies de vacances est jugé depuis le 19 mai à Nantes. Il est accusé d’avoir enlevé et tué Jonathan Coulom en 2004.
Passer la publicitéAprès cinq heures d’interrogatoire, il n’a pas changé de ligne. «Je suis absolument sûr de ne pas avoir commis ces faits», a affirmé avec certitude Martin Ney au septième jour de son procès. Le quinquagénaire comparaît depuis le 19 mai devant la cour d’assises de Loire-Atlantique pour le meurtre de Jonathan Coulom, retrouvé nu et ligoté dans un étang en 2004, un mois et demi après avoir été enlevé en classe de mer. Surnommé le «Schwartzmann» («l’homme en noir»), l’accusé a continué de nier toute implication dans ce drame survenu à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique). Mais pour la première fois, il n’a pu retenir ses larmes coulant à plusieurs reprises.
Le tueur en série allemand a été condamné en 2012 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre d’enfants commis entre 1992 et 2001 dans son pays natal, ainsi que pour des agressions sexuelles dans des centres accueillant des mineurs. Durant son interrogatoire, la présidente Karine Laborde s’est longuement attardée sur les troublantes…
