Pédocriminalité : ce père qui traque les agresseurs de sa fille se désole de la lenteur des enquêteurs
Par Lise Tavelet, Le Figaro Nice
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RÉCIT - Après avoir retrouvé un premier homme qui conversait avec sa fille de 12 ans sur le réseau Snapchat, Georges Bilello tente désespérément de faire interpeller un deuxième individu, qu’il a une fois de plus lui-même identifié, il y a déjà trois mois.
Passer la publicitéTrois mois ont passé depuis le procès d’Antoine F., 37 ans. Au terme de longues heures d’audience, cet Isérois avait été condamné à un an de prison avec sursis. Motif ? Sollicitation d’un mineur par un majeur pour la diffusion ou la transmission de son image à caractère pornographique. En clair, le trentenaire avait échangé sur la messagerie du réseau social Snapchat des contenus à caractère sexuel avec une fillette de 12 ans résidant à Cagnes-sur-Mer.
C’est Léa*. Elle est la fille de Georges Bilello, chauffeur de poids lourd et, aussi, enquêteur amateur « puisque la justice ne fait pas son travail ». C’est lui qui a « traqué ce pédophile qui parlait à [sa] fille » pendant plusieurs mois, comme il l’expliquait en février au Figaro. Lui qui a poursuivi la conversation qu’Antoine F. pensait entretenir avec la jeune adolescente, attendant qu’il active sa localisation afin de trouver son adresse - ce qu’il fera. Le quinquagénaire a transmis ces informations à la police, à la justice…
