Laëtitia Atlani-Duault : «Cinq ans après le début du Covid, l’absence de commémoration pose problème»
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
ENTRETIEN - Aucun retour d’expérience n’a été mis en place après la pandémie. Pourtant, le travail de mémoire est indispensable pour tirer les leçons de la crise. Ancien membre du Conseil scientifique, l’anthropologue plaide pour la mise en place d’une journée nationale dédiée.
Passer la publicitéLaëtitia Atlani-Duault a participé en tant qu’anthropologue au Conseil scientifique mis en place pendant la crise sanitaire. Elle travaille depuis sur les conséquences de cet événement historique sur notre société. Elle a fondé l’Institut Covid-19 Ad Memoriam (Université de Paris), qui réunit depuis juin 2020 les mondes de la recherche, de la santé, du droit mais également des associations de victimes et des représentants de la société civile et culturelle. Elle milite pour la mise en place d’une journée de mémoire pour les victimes de la pandémie le 17 mars prochain.
LE FIGARO. - Vous publiez un livre de témoignages, vous organisez un colloque le 17 mars, et vous allez inaugurer un lieu de mémoire au cœur de la capitale. Pourquoi est-il important de se souvenir ?
LAËTITIA ATLANI-DUAULT. - Le travail de mémoire n’est pas qu’un acte symbolique. Il est indispensable pour notre société et pour tirer les leçons de la crise. Contrairement à d’autres pays, la France n’a pas engagé de travail…
