Un trip bancal et bloqué dans le passé : notre critique de Romeo is a Dead Man, dernier jeu vidéo de Suda 51
Par Steve Tenré
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TEST - Le dernier titre de Suda 51 tente de briller sur la forme, mais pêche sévèrement sur le fond. On a la sensation de jouer à un (mauvais) jeu de la PlayStation 2.
Passer la publicité«Mais à quoi je joue?» Cette question, vous vous la poserez sans doute de nombreuses fois si vous décidez d’acheter la dernière chimère de Suda 51. Après avoir gagné le cœur d’une petite communauté dévouée à ses œuvres avec Killer 7 (2005) et No More Heroes (2008), Suda 51, surnom donné au développeur japonais Gōichi Suda, revient à nouveau sur le devant de la scène avec un nouveau jeu tout aussi barré: Romeo is a Dead Man. Encore une fois, le PDG de Grasshopper Manufacture prend le risque de cliver, proposant un titre certes plutôt réussi sur la forme, mais complètement raté sur le fond, avec des mécaniques tout droit issues de l’ère PlayStation 2.
Le début du jeu a pourtant tout pour plaire, tant il parvient à apporter une originalité aujourd’hui trop rare dans l’industrie. Le titre s’ouvre sur la mort brutale de notre héros shérif Roméo, attaqué lors d’une patrouille par un monstre surgi de nulle part. Cette scène restera à peu près la seule scène vraisemblable de tout le jeu, tant il…
