Bioethanol, biodiesel, bioGNV… Ces alternatives « made in France » au pétrole
Par Elsa Bembaron
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DÉCRYPTAGE - Alors que les prix de l’essence et du gazole s’envolent, ceux des biocarburants restent stables. Ils ont en outre l’avantage de pouvoir être produits localement. Mais ils nécessitent des véhicules adaptés pour pouvoir être utilisés.
Passer la publicitéAlors que le gouvernement promeut la voiture électrique pour répondre à l’envolée du prix des carburants, d’autres solutions sont immédiatement disponibles et utilisables avec un moteur thermique : bioéthanol (E85) pour les voitures, biogaz (GNV) et biodiesel pour les transports lourds. Toutes les filières n’ont pas la même maturité, mais toutes répondent à l’urgence du moment : sortir de la dépendance au pétrole et au gaz naturel, pour gagner en souveraineté énergétique et protéger l’environnement.
Avec un prix moyen à 0,86 euro du litre, rouler à l’E85 peut rapidement s’avérer économique. Ce carburant a déjà été adopté par un peu plus de 420 000 automobilistes en France. Son utilisation nécessite l’installation d’un boîtier, facturé en moyenne 700 euros, ou d’avoir opté pour le seul modèle flexfuel (acceptant l’E85) vendu en France (Ford Kuga). Rouler au bioéthanol induit toutefois une surconsommation, de l’ordre de 25 %, compensée par l’écart de prix avec l’essence classique…
