L’ayatollah Ali Khamenei a dirigé l’Iran pendant près de 37 ans avant d’être tué le 28 février dernier, aux premières heures de l’opération israélo-américaine.
Ce mardi 2 juin, les autorités iraniennes ont communiqué le déroulé des obsèques de l'ayatollah Ali Khamenei qui se tiendront pendant 3 jours de cérémonies publiques.
Trois jours de funérailles sont prévus et 20 millions de personnes sont attendues dans plusieurs villes iraniennes mi-juin pour rendre hommage à l’ancien Ayatollah. Les dates précises de l’événement ne sont pas encore connues.
RÉCIT - En moins de 100 jours, devant une communauté internationale stupéfaite, Washington a décapité deux de ses principaux régimes ennemis. Une pratique aux conséquences vertigineuses si elle tendait à se banaliser.
Ces rassemblements se sont notamment déroulés à Ourmia (nord-ouest), Gorgan (nord-est) mais aussi à Téhéran, où les bombardements ont cessé depuis l’entrée en vigueur d’un fragile cessez-le-feu dans la nuit de mardi à mercredi.
En trois semaines de guerre, des frappes américano-israéliennes ont tué plusieurs hauts responsables iraniens, affaiblissant considérablement l’élite de la République islamique.
EN IMAGES – La destruction du programme de missiles iraniens est l’un des objectifs affichés par l’administration Trump dans sa guerre contre la République islamique.
DÉCRYPTAGE - Initialement destinée à redistribuer les biens saisis après la révolution islamique, cette organisation s’est transformée en un mastodonte économique au service de l’homme le plus puissant du pays. Une montagne d’or évaluée à 95 milliards de dollars en 2013.
LE FIGARO TV - Pour le spécialiste de l’Iran Bernard Hourcade, l’élection de Mojtaba Khamenei donne des clés de réponse sur l’état de la politique intérieure iranienne. «Le Club Le Figaro Inter», présenté par Philippe Gélie est à retrouver tous les mardis à 22h30 sur «Le Figaro TV».
DÉCRYPTAGE - Malgré l’ampleur des sanctions occidentales, le nouveau guide suprême d’Iran posséderait notamment une douzaine de propriétés dans la capitale britannique, d’une valeur totale estimée de 115 millions d’euros, via un montage complexe de sociétés écrans.
DÉCRYPTAGE - L’élection du nouveau guide suprême iranien, organisée sous un déluge de bombes, ne peut être interprétée que comme un défi lancé à Israël et aux États-Unis. Le président américain a promis que l’héritier du défunt ayatollah ne restera pas longtemps à la tête du pays.
Mojtaba Khamenei a été élu guide suprême dans la nuit du 8 au 9 mars. Succédant à son père, il devient ainsi la plus haute autorité politique et religieuse de la République islamique. Donald Trump avait prévenu : «Le fils de Khamenei est inacceptable à mes yeux».
Les Émirats arabes unis font face mardi à une nouvelle attaque de drones et de missiles iraniens, a annoncé leur ministère de la Défense au 11e jour de la guerre au Moyen-Orient.
DÉCRYPTAGE - L’organe clérical composé de 88 membres a annoncé dimanche 8 mars l’élection de Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah Ali Khamenei tué le 28 février, à la fonction de guide suprême.
L’ayatollah Ali Khamenei a été tué le 28 février au lancement des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, qui ont déclenché une guerre s’étendant à l’ensemble du Moyen-Orient.
VIDÉO - L’armée israélienne a diffusé des illustrations montrant le bunker souterrain attribué au guide suprême iranien abattu et ses différents points d’accès à Téhéran.
TRIBUNE - Ce ne sont pas seulement les frappes militaires ou la crise économique qui font vaciller la République islamique d’Iran : c’est surtout l’épuisement de son propre récit et l’érosion de la croyance qui faisait tenir le régime, analyse l’historien*.
EN IMAGES – Les frappes conjointes d’Israël et des États-Unis ont provoqué d’importantes destructions sur des sites gouvernementaux et militaires clés de la République islamique.
À la suite de la mort du guide suprême iranien, des commémorations ont été organisées pour lui rendre hommage en Grande-Bretagne. Certaines se sont tenues devant le Centre Islamiste d’Angleterre, à Londres, alors que l’association fait l’objet d’une enquête.
ENTRETIEN - En Iran, on assiste à une rupture profonde et irréversible entre un régime techno-islamiste, qui va se battre jusqu’au bout pour conserver ses privilèges, et une société qui s’est profondément modernisée et s’est éloignée de la religion, analyse l’universitaire.
Elbridge Colby, sous-secrétaire à la politique de défense, était entendu mardi par la commission des forces armées du Sénat lors d’une audition au Capitole de Washington.
LE FIGARO TV - Pour Thierry Coville, chercheur à l’IRIS, l’intervention américaine est motivée par d’autres raisons que celle de «l’intransigeance» iranienne dans les négociations de paix. «Le Club Le Figaro International», présenté par Patrick Saint-Paul, est à retrouver ce mardi 3 mars, à 22h30, sur «Le Figaro TV».
ENTRETIEN - Dans son livre Paris–Téhéran, le grand dévoilement (Cerf), le spécialiste du Moyen-Orient raconte l’aveuglement des intellectuels de gauche français au moment de la Révolution islamique, en 1979. Ces représentations, déplore-t-il, pèsent encore lourdement sur notre lecture du régime au pouvoir depuis près de cinquante ans et ses oppositions.
ENTRETIEN - La championne d’échecs iranienne salue la mort d’Ali Khamenei et fustige ces élus, en particulier l’Insoumise Manon Aubry, qui prétendent décider à la place des Iraniens ce qui est bon pour eux.
LE FIGARO TV - L’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, et l’ancien président de l’assemblée parlementaire de l’OTAN, Pierre Lellouche, sont les invités du «Club Le Figaro Idées», diffusé sur «Le Figaro TV» jeudi 5 mars à 22h30.
Au lendemain de la mort du guide suprême iranien, le président du RN, Jordan Bardella, a enjoint à Emmanuel Macron de réunir les dirigeants des partis politiques pour un « point complet » sur la situation.
VIDÉO - En représailles à la mort du guide suprême iranien, des centaines de manifestants ont tenté ce dimanche, de prendre d’assaut le consulat des États-Unis de Karachi au sud du Pakistan.
RÉCIT - Les frappes qui ont tué le guide spirituel iranien ce samedi ont été conduites par les avions de l’armée de l’air israélienne, grâce à des renseignements américains.
Invitée de l'émission Dimanche en politique ce 1er mars, la secrétaire nationale Les Écologiques a exprimé sa «pensée très émue pour les Iraniennes et Iraniens qui subissent ce régime sanguinaire depuis 47 ans», en leur souhaitant dorénavant, de «vraiment pouvoir s'en libérer». Elle a aussi dénoncé la méthode américaine «inacceptable», suite à la mort du guide suprême iranien. Dans un message sur X, elle précise qu'elle «aurait préféré qu'Ali Khamenei soit jugé, que tué».
Dans une déclaration diffusée par la télévision d'État ce dimanche 1er mars, le président iranien Massoud Pezeshkian affirme que venger la mort du guide suprême était un «droit et un devoir légitime», fustigeant une «déclaration de guerre contre les musulmans».
Le président russe a adressé une lettre à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, au lendemain de la mort du guide suprême iranien lors de l’attaque menée par les États-Unis et Israël à Téhéran.
TRIBUNE - La mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, après les frappes effectuées par les États-Unis et Israël, est une conséquence directe de la guerre déclenchée le 7 Octobre par le Hamas, analyse l’islamologue*. Désormais, un nouveau chapitre de l’Histoire s’ouvre, ajoute-t-il.
Le processus de transition en Iran après la mort du guide suprême Ali Khamenei va démarrer dès ce dimanche 1er mars, a annoncé le principal responsable de la sécurité du pays, Ali Larijani.
Un présentateur de la télévision d'Etat iranienne a annoncé à 05H00 locales, ce dimanche 1er mars, en sanglotant, le décès de l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d'Iran qui était au pouvoir depuis 36 ans.
PORTRAIT - Téhéran a confirmé dimanche 1er mars la mort de son guide suprême Ali Khamenei, tué dans l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran.
«Ce matin, lors d'une puissante attaque surprise, nous avons détruit le complexe du dictateur Khamenei au cœur de Téhéran. Pendant trois décennies et demie, ce dictateur cruel a terrorisé le monde en méprisant son peuple et a travaillé sans relâche, sans se soucier de rien, à la réalisation de son plan visant à anéantir Israël. Ce plan a disparu, et de nombreux signes indiquent que ce dictateur a également disparu.», a annoncé le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, est vivant, annonce sur la chaîne NBC son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirmant que Téhéran est «intéressé» par une désescalade et ne visait pas les pays du Golfe.
VIDÉO - Les manifestants ont brandi des drapeaux nationaux et des banderoles condamnant les frappes, scandant des slogans tels que «Pas de compromis, pas de capitulation, guerre contre l’Amérique».
FIGAROVOX/TRIBUNE - Une quarantaine de personnalités, dont Boualem Sansal, l’ex-premier ministre Manuel Valls et l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy, appellent la France à tout mettre en œuvre pour faire tomber le régime iranien. « Chaque heure perdue pour l’Iran est une heure de sang versé de trop », argumentent-ils.
«Dans l’un de ses récents discours, le président américain a dit que depuis 47 ans l’Amérique n’a pas réussi à détruire la République islamique... Je vous le dis : vous n’y arriverez pas non plus», a déclaré Ali Khamenei.
Cette décision intervient après qu’un journaliste a prononcé sur l’antenne un slogan hostile au guide suprême Ali Khamenei, ce qu’il a ensuite imputé à un «lapsus».
Des manifestations antigouvernementales massives ont commencé le 28 décembre contre la hausse du coût de la vie en Iran et ont ensuite évolué en un mouvement de contestation contre le pouvoir.
Ali Khamenei s'exprimait lundi 9 février, dans le contexte de l'escalade des tensions avec les États-Unis. Le Guide suprême iranien a demandé à son peuple de faire preuve de «volonté» et de «résilience».
Le guide suprême iranien appelé ce lundi ses compatriotes à faire preuve de «résilience» à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution islamique sur fond de tensions avec les États-Unis.
Le vice-président américain estime qu’il est «très difficile» de faire de la diplomatie avec Téhéran, puisque c’est Ali Khamenei qui «prend les décisions», quand le président «n’a pas vraiment d’importance».
L’Iran doit «se résoudre à des concessions majeures» dans le cadre de négociations diplomatiques pour éviter des frappes américaines sur son sol, a par ailleurs estimé lundi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
ENTRETIEN - Exilée à Londres depuis 2009, l’avocate iranienne estime que c’est la seule manière de mettre fin au règne de la terreur. Bouleversée par le récent bain de sang perpétré par la République islamique pour mater la contestation, elle regrette ouvertement d’avoir participé à la révolution contre le chah d’Iran en 1979.
Au moins 3.428 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé mercredi l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui a également fait état de plus de 10.000 arrestations.
DÉCRYPTAGE - Les manifestations qui enflamment le pays depuis plusieurs semaines appellent à la chute de la République islamique. Mais si l’opposition au régime des mollahs est aujourd’hui incontestable, son hétérogénéité entrave tout projet de cohésion.
Menacé par Donald Trump d'une nouvelle intervention, contesté par un puissant soulèvement populaire, le régime iranien semble aux abois. Il a été modelé durant les trente-sept dernières années par l'ayatollah Khamenei, un homme discret aux très grandes ambitions.
DÉCRYPTAGE - Alors qu’une troisième semaine de manifestations débute, en dépit de la répression sanglante et de l’oblitération des communications, la suite des événements demeure incertaine.
Au moins 648 manifestants ont été tués en Iran depuis le 28 décembre, début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé lundi l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.
Le président américain a déclaré que les dirigeants iraniens avaient appelé pour «négocier» après ses menaces d’opération militaire, alors que la République islamique est aux prises avec des manifestations massives contre le gouvernement.
Les inquiétudes grandissent samedi sur une brutale répression en Iran, coupé du monde par un blocage d’internet, après de nouvelles manifestations contre le pouvoir dans le cadre d’une mobilisation inédite depuis trois ans.
Initialement liées à l’augmentation du coût de la vie, les manifestations qui ont débuté le 28 décembre en Iran ont viré à la contestation du régime des mollahs. De très nombreuses images circulent sur les réseaux sociaux.
Depuis le début du mouvement, parti le 28 décembre de Téhéran, des rassemblements ont eu lieu dans au moins une cinquantaine de villes, surtout dans l’ouest du pays, touchant 25 provinces sur 31.
La capitale iranienne est le cœur ce 6 janvier d’importantes manifestations qui secouent le pays, suite à la crise économique d’ampleur qui touche le pays. Les manifestants protestent contre le pouvoir religieux, à l’image des manifestations qui avaient bouleversé le pays en 2022 après la mort de Mahsa Amini.
«Les autorités du pays le reconnaissent, le président et d’autres responsables de haut rang s’efforcent de résoudre ce problème», a déclaré Ali Khamenei en référence aux difficultés économiques.
ENTRETIEN - L’ex-impératrice d’Iran, qui a fêté ses 87 ans le 14 octobre, a reçu chez elle Le Figaro Magazine. L’occasion de revenir sur son destin hors du commun… et d’évoquer l’avenir de son pays.
«Un tel gouvernement (les États-Unis) n’est pas digne d’être approché ou de coopérer avec un gouvernement comme la République islamique», a affirmé Khamenei lors d’une allocution télévisée
«C’est bien, continue à rêver !», a lancé le dirigeant iranien, en référence aux nombreuses affirmations de Trump selon qui le programme nucléaire iranien aurait été «totalement détruit».
ANALYSE - Pour rassembler une population éprouvée, le pouvoir met en sourdine ses références religieuses, alors qu’en coulisses, les manœuvres ont commencé en vue de la succession du guide suprême.
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