Cette semaine plus que jamais, la tendance à Wall Street dépendra d'abord de décisions que les autorités européennes pourront prendre pour sauver l'Espagne. Le rendement des obligations à 10 ans de l'...
Au lendemain de l'intervention très remarquée de Mario Draghi, François Hollande et Angela Merkel se disent décidés «à tout faire pour protéger la zone euro».
Le président de la Commission européenne vient ainsi renforcer l'équipe des inspecteurs de la Troïka déjà sont sur place. Ils émettront un rapport sur la santé du pays en septembre.
Les responsables politiques excluent un sauvetage global de l'État espagnol, trop coûteux et risqué. À court terme, le Fonds européen de stabilité financière pourrait intervenir sur les marchés avec le soutien de la BCE.
Deux ministres espagnols ont appelé la BCE à l'aide, dénonçant «le comportement irrationnel» des marchés. Ces propos sonnent comme un désaveu du travail des «Conseils européens de chefs d'État ou de gouvernement».
Le rapport de la BCE, du FMI et de l'UE souligne notamment le transfert progressif d'une économie basée sur la demande interne vers une croissance tirée par le commerce extérieur.
Le Portugal reçoit 1,5 milliard d'euros du FMI. Le Fonds estime que l'examen des performances du Portugal «permet le versement immédiat» de cette nouvelle tranche d'aide.
Très largement attendue, la baisse à 0,75% du principal taux directeur de la BCE n'est pas parvenue à rassurer. Les marchés y voient le reflet de la mauvaise conjoncture européenne, bien plus qu'un facteur de soutien.
INTERVIEW-Malgré le contexte économique alarmant , il existe, selon l'économiste, des facteurs encourageants à moyen terme. Ralentissement mondial et baisse du pétrole vont pousser les banques centrales des pays émergents à stimuler leurs économies.
Après 18 autres sommets européens consacrés à la crise depuis 2008, le marché n'avait pas de grands espoirs. L'accord vers une union bancaire et un assouplissement des règles budgétaires comblent les investisseurs .
Les Européens vont se doter d'un mécanisme unique de supervision financière. Le fonds de secours pourra recapitaliser les banques en direct sous conditions et acheter des titres de dettes d'État. Le «pacte de croissance» à 120 milliards d'euros est adopté.
Les euro-obligations pourraient être une contrepartie au renforcement du contrôle de Bruxelles sur les budgets, avance un rapport de préparation au sommet européen de jeudi. Berlin y reste fermement opposé.
Après avoir été la principale bénéficiaire de la zone euro en exportant massivement chez ses voisins européens, la République fédérale oublie-t-elle un peu vite ses devoirs de solidarité ou refuse-t-elle logiquement de payer pour les cancres? UN ARTICLE DU NEW YORK TIMES.
Le chef du gouvernement italien prévient des risques en cas d'échec des négociations de sortie de crise en zone euro. Le FMI formule ses conseils. L'Allemagne fait une mise au point avant le mini-sommet d'aujourd'hui.
DÉCRYPTAGE - Si le bilan de la Banque centrale européenne devait se dégrader au point de nécessiter une recapitalisation, c'est l'Allemagne qui devrait en priorité mettre la main au portefeuille.
Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a reconnu que les euro-obligations, c'est-à-dire la mise en commun d'une partie des dettes des États européens, «prendra sans doute plusieurs années».
Les élections grecques évitent le scénario catastrophe en zone euro. Mais l'Espagne inspire de moins en moins confiance. Les rendements des obligations espagnoles et italiennes sont en forte hausse.
Seul un dixième environ des 125 milliards d'euros prêtés à la Grèce depuis mai 2010 ont fini dans les caisses de l'État. Le reste a servi à rembourser dans les temps une partie de la dette colossale du pays.
Face à l'urgence de la crise, Paris et Rome réclament des euro-obligations. Bruxelles plaide pour l'union bancaire. Mais la chancelière allemande refuse de céder trop facilement à ses partenaires.
TRIBUNE - Pour George Soros, président du Fonds de gestion éponyme, le règlement de la crise passe par le renforcement de la position dominante de l'Allemagne.
Une téléconférence de l'Eurogroupe est convoquée ce samedi pour pousser Madrid à formuler officiellement une demande d'aide financière. Mais l'Espagne préférerait attendre le résultat de son audit bancaire.
L'attentisme prévaut alors que Mario Draghi a laissé inchangé le principal taux directeur de la Banque centrale européenne. Les réactions sur les indices et les changes sont limitées.
Le géant européen de l'aéronautique a lancé une étude de faisabilité. Il veut protéger son abondante trésorerie, qui atteignait 11,7 milliards d'euros fin 2012.
Pour répondre à la crise, le commissaire Michel Barnier planche sur un projet d'union bancaire européenne. Le président de la BCE, Bruxelles, la France et l'Italie y sont favorables, mais pas Londres ni Berlin.
Face à une envolée des taux qu'il juge injustifiée, Mario Monti a pris ce jeudi le mors aux dents et interpellé la BCE, l'enjoignant de « renforcer ses efforts pour garantir la stabilité de la zone euro ».
Les marchés doutent de la capacité des politiques à trouver une solution à court terme pour résoudre les problèmes de la zone euro. C'est donc vers la BCE que reposent tous leurs espoirs. Or, celle-ci reste étrangement muette.
À l'occasion de sa rencontre avec le chef du gouvernement espagnol, François Hollande a dit qu'il ferait tout pour convaincre les Grecs de respecter leurs engagements et les Européens que la Grèce doit rester dans l'euro.
Les Français ignorent qu'ils ont une créance de 66,4 milliards d'euros sur la Grèce. Ce n'est pas plus que nos partenaires de l'Euroland. Mais pas moins.
Les propos du président de la BCE, tenus mercredi lors d'un colloque à Francfort, traduisent l'embarras de l'institution, confrontée de facto à la fuite de capitaux dont sont victimes les banques grecques.
INFOGRAPHIE - Le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a déclaré ce mercredi avoir reçu une demande officielle de la Banque d'Espagne pour « travailler sur le système bancaire espagnol »
La fuite de liquidités dépasse un milliard d'euros depuis le début de la semaine. Du jamais-vu depuis avril 2010. Plus inquiétant: la BCE a cessé ses opérations de refinancement de certaines banques grecques.
Les Grecs voteront à nouveau le 17 juin prochain. Du retour à l'austérité pure à la sortie de l'euro, quel que soit le chemin que la Grèce prendra, les décisions seront difficiles.
Si Athènes sortait de la zone euro à la mi-juin et décidait de ne pas rembourser ses dettes, l'État français y perdrait jusqu'à 58,5 milliards d'euros, soit 895 euros par Français. La facture s'allonge au fil du temps.
INTERVIEW - Alors que le chef de l'Etat grec se réunit avec les chefs de partis dimanche, l'économiste Alexandre Delaigue estime que l'argument d'une sortie de la zone euro risque de se retourner contre tout le monde.
Les marchés obligataires européens se détendent à l'exception des emprunts grecs qui montrent que les investisseurs anticipent une sortie de la Grèce de la zone euro.
TRIBUNE - Edouard Tetreau, associé gérant de Mediafin\*, invite le nouveau président français à négocier sans tarder un plan Marshall européen digne de ce nom.
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