ANALYSE - Les Français et leurs entreprises souffrent d’un handicap de compétitivité au sein de la zone euro, obligeant l’État à les subventionner massivement. Un vrai cercle vicieux.
CHRONIQUE - L’économiste Anton Brender veut nous libérer de notre complexe de pays panier percé. C’est possible et souhaitable dans le cadre européen. Mais cela suppose quelques menus sacrifices…
CHRONIQUE - Les marchés obligataires ont des accès de défiance envers les dettes souveraines de plus en plus fréquents. Pour nos finances publiques, il est impératif de stopper la dérive.
GRAND ENTRETIEN - Dans La Longue Dérive de la dette française (PUF), une somme aussi passionnante que documentée, l’ancien directeur du budget et le chef économiste de l’Afep* offrent une histoire circonstanciée des discussions budgétaires ainsi que des arbitrages depuis 1958, qui ont mené vers l’état des finances publiques que nous connaissons aujourd’hui.
Nous avons la plus grosse dette publique de l’Union européenne, mais le gouvernement n’a rien de mieux à faire que de légiférer sur les jours où nous avons le droit de faire nos courses.
CHRONIQUE - L’augmentation de la prime d’activité votée dans le budget 2026 témoigne de l’impasse du débat sur le travail qui ne paie pas assez et sur la répartition de l’effort de financement de la protection sociale.
CHRONIQUE - Le budget sur lequel Sébastien Lecornu va engager sa responsabilité a été bouclé sur le dos des entreprises et prépare des lendemains difficiles.
Dans le même temps, la Banque de France revoit ses prévisions de croissance à la hausse. Une occasion dont le politique devrait se saisir pour réaliser les économies nécessaires.
Dans un rapport publié jeudi dernier, la chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine reproche à Fabrizio Gallanti, directeur général d’Arc en rêve, d’avoir dépensé 36.000 euros pour aller rendre visite à sa famille au Canada.
INFOGRAPHIES – L’agence de notation américaine a dégradé la note de l’Hexagone à trois reprises depuis 2012 mais s’est contentée, ce vendredi, d’en abaisser la perspective, la faisant passer de stable à négative.
DÉCRYPTAGE - Critiquées lors de crises successives pour leur aveuglement ou leur sévérité excessive, ces entreprises privées évaluent la capacité des États à faire face à leurs dettes selon un processus précis.
DÉCRYPTAGE - Alors que la France s’enfonce dans la dette, l’Italie force l’admiration en redressant ses dépenses publiques. Une rigueur à laquelle le pays est largement habitué et qui cache mal une économie à bout de souffle.
CHRONIQUE - Emmanuel Macron, le président qui aimait les entreprises, a provoqué malgré lui le retour de la pensée magique économique en France. Vendredi soir, S&P a sanctionné cette dérive.
Invité ce 26 septembre sur Franceinfo, le premier président de la Cour des comptes, ex-ministre de l’Économie sous François Hollande, a estimé que «diviser par deux l’effort (de déficit public) n’est pas réaliste». «Il y a peut-être des marges de manœuvre mais pas si importantes que ça», a ajouté celui qui va quitter la Cour des comptes en fin d’année.
FIGAROVOX/ENTRETIEN - La journaliste économique Philippine Robert publie Faut-il avoir peur de la dette ? (Rocher), un essai stimulant dans lequel elle refuse le catastrophisme sur ce sujet, et explique que l’état de nos finances va toutefois contraindre les jeunes générations à faire des efforts.
DÉCRYPTAGE - Si l’exécutif parisien est catégorique sur la bonne tenue des comptes de la rue Lobau, un rapport de la Cour régionale des comptes affirme que «des mesures de redressement» seront «nécessaires» pour remettre à flot l’Hôtel de Ville.
DÉCRYPTAGE - Alors que l’agence Fitch a dégradé la note souveraine française ce vendredi, la question du rôle et du poids des agences de notation refait surface.
Invité du Figaro La Nuit, Jacques Attali a reconnu avoir une responsabilité personnelle dans le développement de la dette française... tout en rejetant la faute sur les autres.
ENTRETIEN - Pour le directeur des gestions d’Amundi, une intervention du FMI en France n’est pas du tout à l’ordre du jour. Celle de la BCE est plus probable en cas de tension sur les taux. Il met aussi en garde contre une mise sous tutelle de la Fed par Trump qui serait « dangereuse ».
LE BLOC-NOTES- On aura peine à nier que les bonnes fées de l’économie, qui se sont penchées sur le berceau des bébés de l’après-guerre, ont un peu moins choyé les générations X, millennial ou Z.
REVUE DE PRESSE - Le premier ministre recourra à un vote de confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre en préambule du débat budgétaire. Un va-tout périlleux et pratiquement perdu d’avance, estiment les journaux étrangers.
DÉCRYPTAGE - L’annonce du premier ministre d’un vote de confiance le 8 septembre a fait grimper à plus 3,50 % le taux auquel l’État emprunte à dix ans, tout proche de celui de notre voisin transalpin.
ENQUÊTE - Ils donnent 45, 150, parfois 40.000 euros à l’État… Par conviction ou par patriotisme, des Français envoient des chèques pour contribuer au remboursement de la dette publique.
ANALYSE - Le surendettement du pays est trop grave pour laisser croire que seules certaines catégories ou abstractions paieront le prix du rétablissement des comptes.
Le premier ministre avait présenté mi-juillet un projet de 43,8 milliards d’euros. Deux mois plus tard, ces mesures explosives mettent en péril son avenir à Matignon.
DÉCRYPTAGE - François Bayrou va présenter ce mardi 15 juillet les grandes orientations de son plan de redressement des finances du pays, alors que la France présente des indicateurs parmi les plus mauvais de l’UE.
La suppression de la taxe d’habitation pour les ménages et la baisse des cotisations sociales patronales pour les entreprises sont les principaux facteurs de baisse des prélèvements obligatoires, aux yeux de l’institution.
DÉCRYPTAGE - Pensée à l’origine pour soutenir les dépenses des actifs, cette niche fiscale a vu son périmètre s’élargir au fil des réformes. Jusqu’à devenir une dépense de près de 7 milliards d’euros dont l’usage suscite aujourd’hui la méfiance de Bercy.
L’initiative, pour le moins insolite, a pourtant été prise au sérieux par le ministère de l’Économie : l’arrêté accusant réception du don a été publié au Journal officiel du 19 juin 2025.
Les créanciers de l’Amérique sont sur leurs gardes face à l’incertitude générée à la Maison-Blanche. Les gérants privilégient les obligations de la zone euro et des pays émergents.
ANALYSE - Le premier ministre entend «demander des efforts budgétaires à tous les Français, sans exception». D’accord, mais pour quoi faire ? Peut-on demander du sang et des larmes avec un argumentaire purement comptable, qui ne s’appuie sur aucun projet économique mobilisateur ?
DÉCRYPTAGE - L’agence pourrait réévaluer la note de la dette française vendredi soir. Si la situation budgétaire ne donne pas de signes d’amélioration, Moody’s et Fitch Ratings sont susceptibles de dégrader l’Hexagone dans les prochains mois.
ENTRETIEN – Pour Éric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management et auteur d’une note parue ce lundi, un effort massif de 90 milliards d’euros est nécessaire pour stabiliser la dette de l’Hexagone.
CHRONIQUE - Plutôt que de lancer un plan drastique d’économies pour faire face au mur de la dette publique française, cette tentation resurgit. Comme toujours.
Cette décision, publiée dans le Journal officiel, s’inscrit dans le cadre de l’effort supplémentaire de 5 milliards d’euros pour 2025, annoncé par Bercy début avril.
CHRONIQUE - François Ecalle a essayé de nous prévenir. L’ancien conseiller maître honoraire à la Cour des comptes nous régale d’un récit funèbre sur nos dérives budgétaires. C’est pour l’anecdote, car rien ne changera. À moins ?
L'agence de notation Moody's n'a pas mis à jour, vendredi 12 avril, la note économique de la France, maintenant ainsi la notation à «Aa3», l'équivalent d’un 17/20, quatre mois après sa rétrogradation. La note de la dette publique française avait été abaissée de «Aa2» à «Aa3» en décembre 2024, au vu de la «fragmentation politique» du pays, peu propice selon Moody's au rétablissement rapide des finances publiques.
Moody’s n’a pas mis à jour vendredi la note de la France, ce qui par extension équivaut de fait à un maintien au niveau actuel, à «Aa3», (l’équivalent d’un 17/20).
Quatre mois après avoir abaissé la note tricolore, l’agence de notation doit trancher entre maintenir le «Aa3» actuel ou acter une nouvelle dégradation.
DÉCRYPTAGE - Le déficit public de la France en 2024 a été un peu moins calamiteux que prévu. Ce qui n’a pas empêché un endettement record de 3 300 milliards d’euros.
Le déficit public était attendu à plus de 6% du PIB il y a encore quelques semaines. Il se situe toutefois encore loin de l’objectif européen de 3%. La dette publique se hisse quant à elle à 3305,3 milliards d’euros
En 2035, la dette publique américaine représenterait 118% du produit intérieur brut (PIB), contre 100% en 2025, dépassant «le précédent record de 106% du PIB», atteint en 1946, juste après la Seconde Guerre mondiale.
Le ministre de la Fonction publique, Guillaume Kasbarian, a passé le pouvoir à son successeur, Laurent Marcageli, ce jeudi 26 décembre. L'occasion pour le démissionnaire de lâcher un dernier tacle d'adieu : «Depuis 50 ans, l'État dépense chaque année plus que ce qu'il ne prélève. À ceux qui prétendent que l'État devrait taxer plus, je rappelle qu'il prélève déjà plus que tous les pays de l'OCDE. Notre pays accumule chaque année les déficits et fait grossir la dette qui pèsera sur les générations futures». Et d'assurer : «je n'ai pas déclamé de grands principes moraux sur la dette, je suis passé aux travaux pratiques».
CHRONIQUE - Compte tenu de l’inconséquence de la classe politique, le destin de la France se trouve aujourd’hui entre les mains des Français. Ce sont eux qui devront faire le choix du courage pour affronter la situation de faillite du pays et œuvrer au redressement de la nation.
La dette publique de la France atteignait 3303 milliards d’euros au troisième trimestre 2024, soit 113,7% du PIB, selon les estimations de l’Insee publiées ce vendredi 20 décembre. Son niveau le plus élevé jamais atteint en valeur absolue, et le plus haut depuis début 2022, en pourcentage, donc.
ENTRETIEN EXCLUSIF - La Banque de France révise à la baisse sa prévision de croissance du PIB en 2025, à 0,9% contre 1,2% en septembre. Son gouverneur alerte sur l’impérieuse nécessité de redresser les finances publiques sans quoi le pays risque «l’enfoncement progressif».
DÉCRYPTAGE - La Bourse de Paris est restée dans le vert jeudi (+ 0,37 %) après la chute du gouvernement Barnier et le taux de l’emprunt d’État est resté bas. Cependant, compte tenu des nombreuses incertitudes, de nouveaux soubresauts sont possibles.
ANALYSE - Jusqu’à présent, notre pays a bénéficié de conditions financières en matière de taux d’intérêt très favorables compte tenu de ses déséquilibres publics. Cette période est révolue, car le chaos politique change la donne et fragilise l’ensemble de la zone euro.
DÉCRYPTAGE - L’exécutif parisien est formel : les finances de la capitale sont parfaitement tenues. Pourtant, dans l’opposition, de nombreux élus pensent le contraire.
Selon l'institution, sans efforts supplémentaires, le déficit français pourrait stagner autour de 5,9% les cinq prochaines années, tandis que la dette pourrait culminer à 124,1% du PIB en 2029.
L’ÉDITORIAL DU FIGARO - À côté de la hausse des impôts pour les plus riches, celle des taxes pour tout le monde (voitures, billets d'avion, électricité…) sera bien réelle.
ANALYSE - Le premier ministre s’est fixé comme objectif de ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2025. Pour ce faire, des efforts seront demandés à l’ensemble de la population… comme en 1983.
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