TRIBUNE - Pour comprendre l’examen de la proposition de loi sur l’aide à mourir, qui devrait être votée définitivement le 15 juillet, le maître de conférences nous invite à relire la philosophe allemande et à nous pencher sur son œuvre.
ENTRETIEN - Alors que l’exécutif a annoncé ces dernières semaines une kyrielle de nouveaux textes, députés et sénateurs ne cachent plus leur mécontentement face à l’embouteillage parlementaire. Laurent Panifous, ministre des Relations avec le Parlement, s’explique.
FIGAROVOX/TRIBUNE - Alors que la proposition de loi sur l’aide à mourir revient à l’Assemblée nationale, Christophe Régnier appelle les parlementaires à refuser une loi qui, au nom des malades qui souhaitent mourir, entraînerait vers la mort beaucoup de ceux qui veulent vivre.
LE FIGARO TV - À défaut d’avoir trouvé un compromis sur le texte de l’aide à mourir lors de la commission mixte paritaire, un vote solennel aura lieu le 15 juillet prochain. La présidente de la SFAP déplore la surdité du gouvernement face à l’appel des soins palliatifs.
Atteint de la maladie de Charcot, ce cadre dirigeant d’une grande marque de cosmétiques a interpellé directement Emmanuel Macron dans une bouleversante lettre ouverte évoquant la proposition de loi sur la fin de vie.
RÉCIT - Sénateurs et députés ne sont pas parvenus à un compromis sur la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Le vote définitif du texte est prévu pour le 15 juillet.
Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, s'est engagé mardi 2 juin à faire en sorte que la loi sur la fin de vie soit adoptée définitivement à l'Assemblée nationale le 15 juillet, et a confirmé la volonté du gouvernement que la session extraordinaire aille au-delà de la mi-juillet.
Si les sept députés et sept sénateurs qui doivent tenter mardi de trouver un compromis, dans une commission mixte paritaire, «ne se mettaient pas d’accord, ce qui est probable, alors nous convoquerons le texte la semaine du 22 juin à l’Assemblée nationale», a expliqué le ministre.
CONTRE-POINT - Expert dans l’art de la temporisation et de la concertation, Sébastien Lecornu n’avait aucune obligation à convoquer sans tarder la commission mixte paritaire ou à céder à l’injonction de la présidente de l’Assemblée qui se targue d’avoir «fixé au gouvernement» son calendrier.
TRIBUNE - Dans son hommage à Edgar Morin, Emmanuel Macron invite à « penser complexe » et à pratiquer le « courage de la nuance ». Or, au même moment, il légifère sur la fin de vie avec la certitude du gestionnaire, trahissant la leçon de Morin comme celle de son autre maître, Paul Ricœur, analyse le politiste Laurent Frémont*.
EXCLUSIF - Alors que le premier ministre ne s’est jamais exprimé sur cette loi, les professionnels de santé du collectif Soins de vie, opposés à l’euthanasie et au suicide assisté, lui ont écrit pour solliciter une «audience urgente».
PORTRAIT - Élu maire de Châteaudun il y a quelques semaines, le député MoDem d’Eure-et-Loir s’est fixé comme dernière mission de participer à l’adoption définitive de la loi Falorni.
La situation internationale comme notre situation économique et sécuritaire sont fragilissimes. Il faudrait pourtant, selon certains politiques, accélérer la navette pour qu’enfin la France autorise l’assistance au suicide et à l’euthanasie.
DÉCRYPTAGE - Si la date de la fameuse réunion où députés et sénateurs tenteront de s’entendre sur un texte n’est pas encore officiellement fixée, l’issue de ce rendez-vous semble connue d’avance.
REPORTAGE - Amener du palliatif dans l’urgence pour éviter des hospitalisations inappropriées : c’est la mission de ce dispositif pilote. En plein essor, il apporte une réponse au sentiment de « mal mourir » exprimé par une partie des Français.
LE BLOC-NOTES - Beaucoup des derniers gros succès du cinéma comme de l’édition proposent un regard nouveau sur la vulnérabilité, qui remporte l’adhésion du grand public.
Louis Bouffard est co-président de l’association «Les Éligibles et leur Aidants» et a fait de son opposition à ce projet de loi «extrêmement violent» son combat quotidien.
Lundi 11 mai, le Sénat a rejeté un article majeur de la réforme sur l'euthanasie et le suicide assisté, qui proposait une définition de la future procédure et les situations auxquelles elle s’appliquerait. Louis Bouffard, co-président de l'association «Les Éligibles et leur Aidants» a fait de son opposition à ce projet de loi «extrêmement violent» son combat quotidien.
Alors que le Sénat a démarré un second examen de la réforme sur l'euthanasie et le suicide assisté, Louis Bouffard, co-président de l'association «Les Éligibles et leur Aidants», explique en quoi cette proposition de loi «extrêmement violente» menace le sens même de notre humanité et de notre solidarité envers les plus fragiles.
L’article 2, qui proposait une définition de la future procédure d’aide à mourir et les situations auxquelles elle s’appliquerait, a été rejeté assez nettement.
Le Parlement a définitivement adopté le 11 mai, après un ultime vote du Sénat, une proposition de loi renforçant l'accès aux soins palliatifs, l'un des deux textes composant la réforme de la fin de vie, beaucoup plus consensuel que l'autre projet créant un droit à l'aide à mourir.
CONTRE-POINT - Le moment décisif ne sera pas le vote en deuxième lecture mais la commission mixte paritaire (CMP) que le gouvernement convoquera après, pressé qu’il est d’aboutir.
DÉCRYPTAGE - L’exécutif souhaite une adoption définitive de la loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté avant l’été. Mais le chemin paraît étroit.
De retour en seconde lecture ce lundi, le texte fait l’objet de près de 700 amendements, pour la plupart émanant des élus de la droite et du centre, hostiles à l’aide à mourir.
Au moment où les refus s’accumulent, on ne peut que s’étonner de voir ceux qui promettaient « le consensus » et la consultation du peuple accélérer brusquement et aveuglément le processus.
Le dispositif d’aide à mourir a été transformé en une «assistance médicale à mourir» réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé «à court terme», soit potentiellement de quelques jours seulement.
DÉCRYPTAGE - Près de quatre mois après un épisode fracassant qui a conduit au rejet de la proposition de loi, cette nouvelle lecture s’annonce décisive.
Chaque matin, à 8h15, suivez en direct l’édito de Guillaume Tabard (Le Figaro) ainsi que l’interview de Marc Bourreau (Radio Classique). Ce mercredi 22 avril, l'invitée de la matinale Radio Classique était Claire Fourcade.
Claire Fourcade était l'invité de la matinale Radio Classique - Le Figaro ce mercredi 22 avril. Des enquête menées par la société française d'accompagnement et de soins palliatifs révélènt qu'un tiers de médecins et infirmiers quitteront leur poste si la loi sur l'aide à mourir venait à entrer en vigueur selon la médecin Claire Fourcade.
Claire Fourcade était l'invitée de la matinale Radio Classique - Le Figaro ce mercredi 22 avril. La médecin en soins palliatifs et auteure de «Fin de vie», met l'accent sur la dimension rassurante que peut avoir l'aide à mourir pour certains patients, tout en affirmant ne pas sous-estimé l'importance de l'accompagnement psychologiques et des soins médicaux.
Claire Fourcade était l'invité de la matinale Radio Classique - Le Figaro ce mercredi 22 avril. La médecin en soins palliatifs et auteure de «Fin de vie», dénonce une différence de prise en charge autour de l'aide à mourir entre les patients qui en font la demande sans y avoir accès et ceux qui ne la souhaite pas mais y sont incités.
ANALYSE - La mort assistée de cette jeune femme paraplégique et dépressive interpelle sur les risques de dérives de la réforme actuellement en débat en France.
Très irritante pour la droite qui domine le Sénat, la proposition de loi créant un dispositif d’aide à mourir bénéficie d’une majorité assez large à l’Assemblée nationale.
ANALYSE - La proposition de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté sera finalement examinée mi-mai. Il ne restera ensuite plus que deux mois pour adopter cette grande réforme sociétale souhaitée par Emmanuel Macron.
«Le peuple français attend dans une grande majorité ce texte. Il nous faut avancer. Il faut arrêter de tergiverser, il faut arrêter de traîner les pieds», a martelé Yaël Braun-Pivet.
DÉCRYPTAGE - En l’état actuel, la proposition de loi ne prévoit pas de mettre la famille au courant de la demande d’aide à mourir d’un parent. Le délit d’entrave inquiète également les aidants.
DÉCRYPTAGE - La bataille se poursuit sur le contenu du texte comme sur son calendrier. Son examen au Sénat en commission, prévu ce mercredi, a été reporté.
Plusieurs sources parlementaires ont assuré que le Sénat se pencherait les 11, 12 et 13 mai en séance publique sur les deux propositions de loi (aide à mourir et soins palliatifs). Ces textes devaient normalement être débattus du 1er au 3 avril.
Fin de vie : «Je suis frappé par la naïveté d'un certain nombre de parlementaires qui nous affirment encore qu'il ne s'agit pas d'euthanasie, mais bien d'aide à mourir. C'est prendre les gens pour des irresponsables», déplore Emmanuel Hirsch dans Points de Vue.
TRIBUNE - Un nouvel examen de la loi commence au Sénat le 25 mars en commission des affaires sociales. Cette accélération de l’agenda parlementaire révèle, selon les deux sénateurs LR corapporteurs de la proposition de loi, la volonté du gouvernement de faire adopter ce texte en force, au détriment du respect des institutions.
GRAND ENTRETIEN - Dans Accompagner ou provoquer la mort ?, le directeur général de la Fondapol réunit médecins, juristes, psychiatres et experts de la santé publique pour étudier les enjeux d’une légalisation de l’euthanasie. Il pointe le danger d’un basculement vers une société «validiste».
Alors que la proposition de loi ouvrant une «aide à mourir» a été votée en deuxième lecture par les députés ce mercredi, Maud Petit, opposante au texte, explique sur Le Figaro TV l’ambiance mouvementée des débats.
Le vice-président du RN est revenu sur son vote favorable à la loi sur la fin de vie, minoritaire au sein de son groupe. Il insiste sur le cadre strict du texte et la nécessité de garantir l’égalité d’accès aux soins palliatifs.
«Cette loi est votée par des gens riches et bien-portants, qui ont peur de la déchéance», a fustigé Philippe Juvin, élu Droite Républicaine, martelant que les plus isolés et les plus précaires seront les premiers touchés par la loi sur l’aide à mourir.
Les députés ont adopté à l'unanimité la proposition de loi visant à permettre l'égal accès aux soins palliatifs sur l'ensemble du territoire. La France insoumise s'est toutefois abstenue.
«Nous sommes fiers d’avoir contribué à la rédaction d’un texte équilibré. Chacun aura le choix de sa vie», a défendu à la tribune Élise Leboucher, députée LFI.
Après une deuxième lecture mouvementée, les députés ont adopté ce mercredi après-midi la proposition de loi ouvrant une «aide à mourir» ainsi que celle visant à étendre les soins palliatifs.
Le député LR, éphémère ministre de l’Enseignement supérieur sous l’ère Barnier, a vivement contesté l’idée d’un «continuum» entre le texte instaurant l'aide à mourir et celui accélérant le développement des soins palliatifs.
«Fut un temps, le progrès médical était la création d’examens de radiologie, la découverte de l’ADN... Fut un temps, le serment d’Hippocrate avait une valeur», a relaté Hanane Mansouri (UDR) à la tribune de l’Assemblée nationale, quelques minutes avant le début du vote solennel sur l’aide à mourir.
«L’aide à mourir doit rester une exception», a défendu Eric Martineau, député du groupe Démocrate, qui considère que le texte est «un équilibre respectueux des soignants et des malades».
Les députés ont adopté un amendement du gouvernement visant à exclure «la souffrance psychologique seule» de l’aide à mourir. L’amendement a été adopté à 159 voix favorables, contre 130 voix défavorables.
«Ces secondes délibérations» font suite à trois votes successifs pour que la fin de vie « ne soit pas limitée à de l’auto-administration, mais que l’on puisse aussi choisir à la fin l’auto administration ou la demande à un soignant» a expliqué à la tribune la députée écologiste Sandrine Rousseau.
TRIBUNE - Louis-André Richard a participé aux différentes étapes d’élaboration de la loi sur la fin de vie au Québec. Fort de son expérience, il alerte sur les dérives observées dans la province canadienne et met en garde notre pays afin qu’il ne suive pas cette voie.
Après le report du vote de la loi, il faudrait maintenant raisonnablement admettre qu’elle ne rassemble ni le consensus ni les garanties minimums nécessaires.
ENTRETIEN - Le député Droite républicaine, chef des urgences à l’hôpital Pompidou à Paris, dénonce le rejet des garde-fous qui « permettraient d’éviter des dérives ».
CONTRE-POINT - Le premier ministre aimerait qu’une adoption consensuelle du premier volet soit suffisamment soulignée pour que, par contraste, le second, sur lequel les positions sont plus antagonistes, paraisse moins urgent.
RÉCIT - Alors que de plus en plus de députés dénoncent les « dérives » du texte visant à légaliser l’euthanasie, le vote qui devait avoir lieu mardi après-midi a été repoussé suite à la mobilisation de plusieurs élus de droite dans l’Hémicycle.
LE FIGARO TV - Clause de conscience, délit d’incitation à l’aide à mourir, contrôle d’éventuelles pressions des mutuelles qui auraient tout à gagner à voir cette loi adoptée... Dans «Points de Vue», le député Vincent Trébuchet dénonce le refus des amendements de «bon sens» par les défenseurs du texte.
«On a déposé un amendement visant à mettre un contrôle a posteriori. Il a été rejeté. Mettre en place une clause de conscience pour des établissements de soins palliatifs, rejeté. Un délit d'incitation à l'aide à mourir ? Rejeté. Contrôler les éventuelles pressions ou gains financier des mutuelles ? Rejeté aussi. Le rejet de ces amendements de bon sens par les promoteurs de cette loi est problématique», déplore le député UDR Vincent Trébuchet dans «Points de Vue».
La chambre basse devait se prononcer sur le droit à l’aide à mourir ce mardi, mais l’examen des amendements retarde le vote. La présidente de l’Assemblée fait savoir sur RTL qu’il aura lieu «probablement demain».
DÉCRYPTAGE - Les députés ont à nouveau adopté des amendements qui prévoient le libre choix du patient entre suicide assisté et euthanasie. Les opposants à l’aide à mourir peinent pour leur part à imposer leurs « garde-fous ».
RÉCIT - Dans un Hémicycle largement favorable au texte ouvrant le droit à l’aide à mourir, plusieurs députés de droite ont bataillé, tout au long de l’examen, pour faire entendre leur voix.
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