Des pétroliers iraniens ont franchi la zone du blocus américain des ports iraniens qui était en place depuis environ deux mois, a indiqué mercredi le site de suivi maritime TankerTrackers.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le gouvernement assure la médiation entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à leur guerre, a déclaré samedi qu’un accord de paix serait «probablement» finalisé dans les 24 heures. Ce que Téhéran a démenti.
ENTRETIEN - Avocat et diplomate, il fut l’un des principaux négociateurs de l’administration Obama durant les pourparlers qui aboutirent à l’accord sur le nucléaire iranien en 2015.
Le premier ministre israélien, qui s’est exprimé lors d’une allocution télévisée, a aussi déclaré qu’Israël voulait un accord de paix «qui tiendra pour des générations» avec le Liban.
Le président américain, qui s’exprimait devant des journalistes avant de quitter la Maison-Blanche, a indiqué qu’il n’était pas satisfait des discussions avec l’Iran, tout en ajoutant que de nouveaux échanges étaient attendus vendredi sur le programme nucléaire de Téhéran.
L’AIEA a exhorté vendredi l’Iran à répondre «avec la plus grande urgence» pour permettre la vérification de l’ensemble de ses installations nucléaires. L’agence onusienne alerte sur la perte de suivi des matières nucléaires déclarées, qualifiant la situation d’urgente.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fait état d’une «opportunité historique» de conclure un accord dans un message publié sur X ce mardi.
L’AIEA, instance onusienne, est chargée de vérifier le caractère civil du programme nucléaire iranien, alors que Téhéran est soupçonné par plusieurs pays occidentaux de vouloir se doter de la bombe atomique.
Selon l’Institut pour la science et la sécurité internationale, les autorités iraniennes pourraient avoir fait ce choix par crainte d’une attaque américaine ou israélienne.
Avant les frappes israélo-américaines sur ses sites nucléaires en juin 2025, l’Iran enrichissait l’uranium à 60%, soit bien au-delà de la limite de 3,67% autorisée par l’accord nucléaire de 2015, désormais caduc.
«C’est bien, continue à rêver !», a lancé le dirigeant iranien, en référence aux nombreuses affirmations de Trump selon qui le programme nucléaire iranien aurait été «totalement détruit».
Le jour de la date d’expiration de cet accord international, l’Iran a affirmé ne plus être tenu par les «restrictions» liées à son programme nucléaire.
Cette annonce intervient le jour de la fin de l’accord de Vienne, signé en 2015 par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, ainsi que les États-Unis, la Russie et la Chine et entériné par l’ONU.
«L’objectif est clair: empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Le monde doit utiliser tous les outils pour atteindre ce but», a soutenu le ministère des Affaires étrangères israélien.
De lourdes sanctions, allant d’un embargo sur les armes à des mesures économiques, sont entrées en vigueur. Mais Européens et Américains ont immédiatement assuré que cela ne marquait pas la fin de la diplomatie.
Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, groupe de pays appelés E3, ont déclenché fin août le mécanisme dit «snapback» qui permet dans un délai de 30 jours de rétablir les sanctions levées en 2015 après l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA).
«Ils veulent que nous leur cédions tout notre uranium enrichi», a déclaré à la télévision d’État Massoud Pezeshkian avant de s’envoler de New York, où il a assisté à l’Assemblée générale de l’ONU, pour Téhéran.
Le Conseil a rejeté vendredi la proposition de la Russie et de la Chine de prolonger de six mois l’accord de 2015 qui contrôlait le programme nucléaire de la République islamique en échange d’une levée des sanctions.
«Un accord pour la construction de quatre centrales nucléaires d’une valeur de 25 milliards de dollars à Sirik», dans la province du Hormozgan (sud), «a été signé entre la société Iran Hormoz et Rosatom», a indiqué la télévision d’État.
Le président français a annoncé mardi qu’il rencontrerait mercredi son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, pour évoquer le dossier épineux du nucléaire iranien.
Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a jusqu’à samedi minuit pour trouver un consensus avec ses homologues européens, afin d’éviter la réinstauration dimanche des sanctions onusiennes.
La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son feu vert au rétablissement des sanctions internationales contre l’Iran qui doit intervenir dimanche, faute d’un accord pour encadrer le programme nucléaire de la République islamique.
D’après le ministre iranien des Affaires étrangères, «l’ensemble» de la matière nucléaire enrichie demeure «sous les décombres» d’installations endommagées par les bombardements lors de la guerre avec Israël en juin.
Ce niveau est proche du seuil de 90% nécessaire pour fabriquer une arme nucléaire. L’Agence internationale de l’énergie atomique exhorte l’Iran à une reprise des inspections des sites d’enrichissement du pays «sans délai».
LE POINT SUR LA SITUATION - Au lendemain de la décision commune de Paris, Berlin et Londres de sanctionner l’Iran pour non-respect de ses engagements sur le nucléaire, la Russie et la Chine appellent à la «raison», tandis que l’Europe veut trouver des «solutions diplomatiques».
Les trois pays signataires de l’accord de Vienne de 2015 ont déclenché le «snapback», mécanisme permettant de réimposer automatiquement sans veto possible sous 30 jours les sanctions de l’ONU contre l’Iran en cas de non-respect de ses engagements sur l’enrichissement d’uranium.
Les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont précisé que ces sanctions seront réactivées si aucune «solution diplomatique» négociée n’est trouvée sur le programme nucléaire d’ici fin août.
DÉCRYPTAGE - Les dirigeants israéliens ont évoqué l’élimination d’Ali Khamenei, le leader suprême, s’il relançait les opérations d’enrichissement de l’uranium.
En soutien à l’offensive de 12 jours d’Israël contre l’Iran, les États-Unis avaient bombardé le site souterrain d’enrichissement d’uranium de Fordo, au sud de Téhéran, et des installations nucléaires à Ispahan et Natanz (centre) le 22 juin.
Si la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne «veulent jouer un rôle, ils doivent agir de manière responsable et mettre de côté le recours à la menace et aux pressions», plaide Abbas Araghchi.
Nicolas Lerner, le directeur général du service de renseignement extérieur français, a affirmé que le programme nucléaire iranien avait été «très sérieusement endommagé», mais reste prudent sur le stock d’uranium hautement enrichi détenu par l’Iran.
Des membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) «ont quitté l’Iran» ce vendredi pour «retourner au siège» de l’organisation à Vienne après la suspension par Téhéran de sa coopération, a indiqué l’organisme onusien sur X.
«Le niveau peut être discuté, la capacité peut être discutée, mais dire que vous (...) devriez avoir zéro enrichissement, et que si vous n’êtes pas d’accord, nous allons vous bombarder, c’est la loi de la jungle», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Majid Takht-Ravanchi.
Le chef de l’État français a annoncé son intention de parler «dans les prochains jours» avec chacun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, à commencer par le président américain Donald Trump.
Les propos du ministre iranien des Affaires étrangères sont en contradiction avec ceux tenus par le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a relativisé l’impact des frappes menées dimanche à l’aube par les États-Unis.
Divulgué par CNN et le New York Times, le document, rédigé par les services de renseignements militaires américains, affirme que le programme nucléaire iranien n’a pas été détruit mais seulement retardé de quelques mois.
JD Vance, Marco Rubio et Pete Hegseth avaient assuré dimanche que les frappes américaines en Iran n’avaient pas pour objectif de faire tomber la République islamique, avant d’être contredits quelques heures plus tard par leur président.
Samedi, les États-Unis ont frappé trois sites nucléaires iraniens déjà connus, mais la République islamique disposerait d’autres installations situées sous une autre montagne et encore plus profondément enterrées.
Cette déclaration intervient quelques heures après la riposte de Téhéran à l’attaque américaine sur ses sites nucléaires. Téhéran a démenti l’existence d’un accord tout en disant ne pas avoir «l’intention» de poursuivre ses frappes si Israël «arrête son agression». Le gouvernement israélien n’a ni confirmé, ni démenti.
Dans un entretien au Parisien, le ministre des Armées affirme que Téhéran dispose du stock d’uranium enrichi à 60% nécessaire à la fabrication de «près de dix bombes» une fois réenrichi à 90%.
Interrogé par Fox News sur une potentielle nomination en cas d’accord entre l’Iran et Israël, le président américain a estimé qu’il aurait dû avoir le prix Nobel «honnêtement, quatre ou cinq fois» pour sa politique étrangère.
Cette proposition «inclut le nucléaire pour aller vers le zéro enrichissement, le balistique pour limiter les activités, les capacités iraniennes et le financement de tous les groupes terroristes de déstabilisation de la région», a déclaré ce vendredi Emmanuel Macron.
PORTRAIT - Perçu comme étant proche d’Israël, et favorable à une intervention contre l’Iran, le commandant du Centcom est devenu l’un des principaux conseillers de Trump.
Protégé dans les entrailles d’une montagne au sud de Téhéran, Fordo, intact malgré les bombardements israéliens, cristallise désormais les limites de la campagne militaire menée contre les capacités nucléaires de la République islamique.
CARTE - Quelque 200 avions de combat israéliens ont attaqué une centaine de cibles en Iran pendant la nuit. Des sites nucléaires et des bases militaires ont été touchés.
LE POINT SUR LA SITUATION - Ces annonces surviennent au lendemain des révélations de médias américains, évoquant la possible préparation d’une attaque israélienne imminente contre l’Iran, qui a affirmé ce jeudi l’augmentation de son uranium enrichi.
«L’Iran réagira fermement à toute violation de ses droits», a asséné ce vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, alors que l’AIEA organise une réunion autour du nucléaire iranien la semaine prochaine.
«La proposition sur le nucléaire iranien présentée par les Américains est 100% à l’encontre du slogan ’nous pouvons’», a déclaré ce mercredi Ali Khamenei.
Sur fond de pourparlers entre Iran et États-Unis sur le nucléaire, Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, a jugé que les armes nucléaires sont «un type d’armes inacceptable».
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a fait part ce mardi 20 mai de son scepticisme quant à l’issue des pourparlers sur le nucléaire en cours entre l’Iran et les États-Unis.
Les Occidentaux, au premier rang desquels les États-Unis, et Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique.
Le président américain a appelé mercredi à une application stricte des sanctions américaines visant l’Iran, tout en affirmant espérer parvenir à un accord sur le dossier du nucléaire iranien, dans un contexte d’opposition croissante des États-Unis à l’enrichissement de l’uranium par Téhéran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré ce mercredi qu’une nouvelle session de pourparlers sur le nucléaire avec l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni se tiendrait vendredi en Turquie.
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