RÉCIT - Pour Marine Le Pen, la réforme des retraites est un combat intime. Pour Jordan Bardella, c’est une charge symbolique qui pourrait définir sa candidature.
CONTRE-POINT - Tous les candidats à la présidentielle l’affirment haut et fort : d’une manière ou d’une autre il faudra travailler plus. Mais afficher une intention générale audacieuse ne suffit pas pour conjurer la contestation des modalités précises d’un projet.
SIMULATEUR – À moins d’un an de l’élection présidentielle, le thème des retraites fait son retour sur le devant de la scène et sera au cœur des débats entre les prétendants. Suite à la suspension de la dernière réforme en décembre, Le Figaro vous propose une mise à jour de son simulateur.
Ce rapport est censé fournir des matériaux pour alimenter le débat dans la perspective de l’élection présidentielle, notamment sur le sujet des retraites après la suspension de la précédente réforme.
DÉCRYPTAGE - Jordan Bardella a déclaré « examiner la question » d’un éventuel report de l’âge de la retraite, et donc d’une modification de la réforme portée par le parti. Les proches de Marine Le Pen tempèrent.
FIGAROVOX/TRIBUNE - Les systèmes de retraites en Europe sont divisés entre des modèles coûteux mais protecteurs au sud, et des organisations plus équilibrées au Nord. Selon Pierre-André Buigues, professeur d’économie, la France doit s’inspirer des systèmes scandinaves pour éviter la déroute.
NOS CONSEILS - Études longues, années civiles incomplètes… compléter artificiellement sa durée d’assurance coûte cher. Nos conseils pour bien calculer avant de se lancer.
DÉCRYPTAGE - Dans un rapport rendu public ce mercredi, le Haut conseil du financement de la protection sociale insiste sur la nécessité d’une trajectoire de rétablissement des comptes sociaux, lesquels s’enfoncent de plus en plus dans le rouge.
OBJECTIF RETRAITE - À l’approche de la retraite, Antoine, cadre dirigeant dans une multinationale, n’est pas inquiet : l’inéluctable baisse des revenus, il l’a anticipée. Il nous dévoile sa stratégie.
2026, ANNÉE POLITIQUE - Faut-il modifier la réforme des retraites que propose le RN pour mieux conquérir le pouvoir ? C’est la question qui taraude l’état-major nationaliste à l’approche de la présidentielle.
CONTRE-POINT - Quand on voit l’impopularité d’une réforme pourtant insuffisante et l’absence de volonté des politiques, on ne voit pas comment un candidat, quel qu’il soit, aurait le courage de s’engager sur une réforme exigeante.
L'Assemblée nationale a rétabli la suspension de la réforme des retraites dans le projet de budget de la Sécurité sociale, qui avait été supprimée au Sénat, mais qui constitue une condition de la non-censure du gouvernement de Sébastien Lecornu par les socialistes.
Après l’adoption de la partie recettes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, les députés viennent de voter, en seconde lecture, la suspension de la réforme des retraites.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a lancé ce vendredi la Conférence sociale sur le travail et les retraites devant l’ensemble des organisations syndicales et patronales, à l’exception du Medef.
DÉCRYPTAGE - Les partenaires sociaux ont rendez-vous ce vendredi pour lancer la conférence sociale sur le travail et les retraites, aux côtés de Jean-Pierre Farandou.
L’ancienne première ministre refuse de désavouer la réforme des retraites qu’elle a portée en 2023. Elle a assuré qu’elle «ne votera pas la suspension» du texte, tout en reconnaissant «des angles morts» et des marges d’amélioration.
RÉCIT - Renoncer à des avantages fiscaux, diminuer le montant de la pension retraite, hausse des impôts... Quelques rares «boomers», aux revenus confortables, proposent de faire des «efforts financiers» pour le bien de l’avenir économique du pays et celui des générations futures.
L’ancien gouverneur de la Banque de France et ex-directeur du Trésor et du FMI, Jacques de Larosière, propose de faire chaque année 20 milliards d’économies pendant dix ans sans toucher à notre protection sociale.
Alors que les voix du RN et d’une partie de la gauche ont permis, ce mercredi au Palais Bourbon, l’adoption de la suspension de la réforme Borne, celles de la droite sont apparues très dispersées.
RÉCIT - Les députés ont adopté, en première lecture, un amendement gouvernemental visant à suspendre la réforme des retraites adoptée en 2023. Une première qui n’a pour l’instant aucune portée dans la loi.
Intégrée au budget de la Sécurité sociale, la suspension a été approuvée par 255 voix contre 146, avec le soutien majoritaire du PS, des Écologistes, du RN et de Liot. Mais aussi l’abstention majoritaire des députés Renaissance et du MoDem.
LA BATAILLE DES IDÉES - La France qui se lève tôt a le sentiment de porter l’effort de tous et considère qu’il est injuste de lui demander une rallonge quand trop de «passagers clandestins» sont sans activité.
Ce «congé supplémentaire de naissance», permettant aux parents de prendre jusqu’à deux mois supplémentaires chacun, a été approuvé par 288 députés contre 15.
Multiplier les hausses d’impôts et sacrifier la compétitivité de l’économie pour financer ce cadeau empoisonné à la gauche et au RN est une abomination.
DÉCRYPTAGE - Mercredi, à l’Assemblée nationale, les députés vont devoir se prononcer sur l’amendement de suspension de la réforme des retraites déposé par le gouvernement.
FIGAROVOX/TRIBUNE - Les échecs successifs de toutes les réformes des retraites depuis trente ans mettent en évidence l’essoufflement d’un système trop complexe qu’il est temps de repenser, estiment l’ancien premier ministre et l’essayiste.
La secrétaire générale de la CFDT a fustigé les politiques estimant que cette suspension n’est pas une victoire mais un simple décalage dans le temps sans véritable effet.
Au terme d’une journée sous tension dans l’hémicycle, la taxe Zucman de taxation sur le patrimoine, qui concentrait l’essentiel des discussions sur le projet de loi de finances 2026, a été rejetée par l’Assemblée nationale à 172 voix pour et 228 contre.
DÉCRYPTAGE - À l’Assemblée, l’examen du budget se poursuit. Après avoir réussi à faire adopter plusieurs augmentations d’impôts successives, la gauche s’apprête à vivre un revers sur la symbolique taxe Zucman.
«Pourquoi autant de Français (...) ont-ils autant envie de quitter le travail ?»: la question devra être posée lors de la conférence sur le travail et les retraites, a estimé mardi le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, qui envisage aussi d'ouvrir en 2026 la question du financement de la Sécurité sociale.
RÉCIT - Surpris par le renoncement de Sébastien Lecornu, plusieurs membres de l’ex-majorité présidentielle, battus après l’adoption de cette réforme phare, déplorent un «grand gâchis» et s’interrogent sur le coût de ce recul.
DÉCRYPTAGE - Ancien promoteur assidu du texte, le patron de Renaissance ne croit plus en la réforme de celle qui l’a précédé à Matignon. Mais l’ancien premier ministre ne veut pas être celui qui achève ce symbole.
DÉCRYPTAGE - En inscrivant dans le budget de la Sécurité sociale le gel de la loi Borne, Sébastien Lecornu pousse chaque camp à clarifier sa ligne dans la perspective de la présidentielle.
DÉCRYPTAGE - Les bénéficiaires du dispositif «carrières longues» sont pour le moment exclu de la suspension de la réforme, au grand dam du Parti socialiste qui pousse pour les intégrer.
Le vote en commission des Affaires sociales devra toutefois être rejoué dans l’hémicycle, car les députés repartiront de la copie initiale du texte du gouvernement.
S’il existe une majorité à l’Assemblée en faveur de la suspension de la controversée réforme d’Élisabeth Borne de 2023, le Sénat, qui sera ensuite saisi de l’examen du budget, y sera majoritairement opposé, annonce son patron.
INFO LE FIGARO - Les troupes de Laurent Wauquiez vont profiter de l’arrivée du budget de la Sécu en commission pour s’attaquer immédiatement au geste concédé par le premier ministre à la gauche socialiste.
DÉCRYPTAGE - Le gouvernement a revu à la baisse le coût de la suspension de la réforme des retraites. Il envisage deux mesures explosives pour contrebalancer ce trou supplémentaire dans le budget de la Sécurité sociale.
Le projet décale dans le temps l’application de la réforme Borne de 2023. Il suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser pour partir à taux plein.
Après l’adoption en Conseil des ministres de la lettre rectificative, le projet de budget de la Sécurité sociale débutera son chemin au Parlement lundi, en commission des Affaires sociales de l’Assemblée.
Selon la «lettre rectificative» au budget 2026 de la Sécurité sociale, présentée jeudi en Conseil des ministres, la suspension de la réforme controversée coûtera 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard d’euros en 2027.
Concernant le «choix pour apaiser le débat actuel» de son premier ministre Sébastien Lecornu, il ne signifie «ni l’abrogation, ni la suspension» de la réforme mais seulement «le décalage d’une échéance», a expliqué le chef de l’État depuis la Slovénie.
«Le Conseil d’État a été saisi cette nuit d’une lettre rectificative et un Conseil des ministres aura lieu jeudi matin pour l’adopter», a déclaré le premier ministre lors de sa réponse à Boris Vallaud à l’Assemblée nationale.
Pour le président du Medef, l’Agirc-Arrco n’avait pas les marges de manœuvre pour revaloriser les pensions du privé au 1er novembre. La faute à la suspension de la réforme des retraites, ce «cadeau empoisonné» qui coûtera «15 milliards d’euros par an d’ici 2035».
La cheffe de file des députés RN et le leader des Insoumis ont tous deux relayé un message sur X d’un constitutionnaliste pointant l’existence de ce moyen juridique pour garantir la suspension de la réforme.
Après l’annonce du premier ministre d’interrompre le relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite, son prédécesseur a promis, ce jeudi soir sur France 2, que les députés Horizons s’y opposeront lors des débats budgétaires.
Invitée jeudi soir de BFMTV, l’élue Renaissance des Hauts-de-Seine a concédé que la suspension de la réforme la plus emblématique du second quinquennat d’Emmanuel Macron faisait «bien sûr» mal.
Pour Antoine Foucher, la suspension de la réforme des retraites va avoir pour effet de faire peser un peu plus encore le poids des retraites sur le travail. Or, selon l'ancien directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, il faut que le travail paye mieux pour que les Français travaillent plus.
DÉCRYPTAGE - Dans une sorte d’inversion généralisée des valeurs, ce sont la droite et le centre qui ont volé au secours du premier ministre aujourd’hui, lui permettant de poursuivre son projet de «suspension» de la réforme des retraites.
CONTRE - POINT - Si le gouvernement de Lecornu n’a finalement pas été censuré, rien ne dit que l’accord conclu avec les socialistes sur la suspension de la réforme des retraites ne soit pas un marché de dupes.
Premiers concernés par la suspension votée par l’Assemblée nationale ce mercredi 12 novembre, les futurs retraités sont nombreux à s’interroger sur cette évolution aux modalités d’application floues.
Sébastien Lecornu a échappé à quelques voix près jeudi à la censure, le Parti socialiste laissant sa chance au premier ministre en échange de sa promesse de suspendre la réforme des retraites.
Les socialistes, la macronie en déroute et la droite déboussolée ont fait leur choix en suspendant la réforme des retraites : plutôt le sacrifice des jeunes générations qu’une dissolution.
LA VÉRIFICATION - À croire plusieurs élus du RN, la mesure pourrait être retoquée par les Sages qui pourraient la considérer comme un «cavalier législatif».
Le sénateur républicain Mathieu Darnaud s'exprime au Sénat suite à la prise de parole du premier ministre Sébastien Lecronu. Il accuse le locataire de Matignon d'avoir été «flou», lors de son discours de politique générale tenu le mardi 14 octobre.
DÉCRYPTAGE - Depuis mardi, les socialistes se gargarisent d’une «victoire» historique sur les macronistes, qui ont annoncé, par le biais de Sébastien Lecornu, la suspension de la réforme des retraites. Or au Parlement, le chemin pour y parvenir semble extrêmement tortueux.
L’exécutif n’a pas encore arrêté la voie juridique par laquelle il passera pour concrétiser la promesse de Sébastien Lecornu, annoncée mardi lors de son discours de politique générale.
La réforme sera suspendue «via un amendement» au Projet de loi de la Sécurité sociale déposé par le gouvernement en novembre, a précisé le premier ministre ce mercredi à l’Assemblée.
TRIBUNE - La suspension de la réforme des retraites, annoncée par le premier ministre ce 14 octobre, compromet gravement l’avenir de notre pays, alerte l’eurodéputé LR.
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