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Nicolas Baverez : «La guerre d’Ukraine, laboratoire d’une Europe souveraine»

Par Nicolas Baverez

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Nicolas Baverez. Francois Bouchon

CHRONIQUE - La guerre d’Iran et le blocage du détroit d’Ormuz ont détourné l’attention de l’Ukraine, reléguée au statut de conflit périphérique. C’est pourtant là-bas que se joue l’avenir de la liberté et de notre continent.

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La guerre d’Ukraine est entrée dans sa cinquième année. Elle a ramené, pour la première fois depuis 1945, la guerre de haute intensité en Europe avec un bilan effroyable : plus de 2 millions de morts et de blessés présentant des séquelles irréversibles, dont 1,25 million pour la Russie ; des destructions approchant 1.000 milliards de dollars. Elle est emblématique des conflits armés du XXIe siècle, jouant le même rôle de banc d’essai que la guerre d’Espagne pour la Seconde Guerre mondiale au XXe siècle.

Par sa nature existentielle et son enjeu tout d’abord. La Russie poursuit l’anéantissement du peuple ukrainien, la reconstitution de l’empire soviétique et la destruction de la démocratie en Europe qui constitue une menace pour son modèle despotique.

Par son déploiement ensuite. Le conflit ukrainien superpose quatre guerres : guerre d’attrition tout au long d’un front hérissé de tranchées et de fortifications qui s’étend sur plus de 1.000 kilomètres ; guerre technologique avec le…

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42 commentaires
  • anonyme

    le

    Bravo Mr Baverez!
    Compliqué de renforcer l'Europe, mais cela mérite d'être tenté
    Ce qui nous rassemble nous Européens, est plus important de ce qui nous sépare
    Sélectionnons 3 grandes nations
    L'ensemble France, Italie, Allemagne ressemblerait a l'empire de Charlemagne Quand je lis certains commentaires, je me dis que des agents russes sont déguisés en lecteurs du Figaro

  • Etienne

    le

    Je ne vais même pas essayer de contrer le tissus dineptitudes et d'affirmations fausses, a la limite du mensonge, dont est truffé cet article de Baverez. Je prendrai simplement l'Ukraine : ce n'est pas 1% du territoire de l'Ukraine que controle la Russie, mais plus de 20 %. La conquête du Donbass est quasiment terminée :les derniéres agglomérations de quelque importance du Donetsk sont sur le point de tomber, avec des pertes bien sur ,car il n'y a pas de guerre sans pertes, mais loin des "pertes massives" annoncées. Les "pertes massives" sont plutôt du côté des Ukrainiens qui n'arrivent même pas à reconstitute les pertes, ce que les Russes font semble-t-il sans difficulté. L'apport Nord Coréen ,a pu être militaire à Koursk, mais il s'agit en fait d'un apport de main d'oeuvre dans une situation de plein emploi qu'envierait plus d'un pays européen. Quant à la situation économique, la Russie controle bien l'inflation et le mois de Mars a vu la reprise de la croissance (avant même "l'effet Iran"). Le budget est à l'équilibre. Les prévisions de croissance sont supérieures à celles de la France. La Campagne d'Ukraine se poursuit comme prévu, à l'économie de pertes aussi bien humaines que matérielles. Les Russes ménagent leurs hommes et le flux de volontaires ne se târit pas. Si le régime en place de Zelinsky continue à s'obstiner à vouloir continuer à tout prix la guerre, comme le veulent ses sponsors européens, la prochaines étape sera Odessa. Fin de l'histoire

  • candidus

    le

    Que d'emphase pour un idéal bidon.

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