Ran Halévi: «Le programme nucléaire iranien, ce périlleux dossier qui attend Joe Biden»
Par Ran Halévi
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CHRONIQUE - Seules de nouvelles négociations avec Téhéran, assorties d’un maintien des sanctions américaines, pourrait freiner l’obtention de l’arme nucléaire, argumente l’historien*.
Passer la publicitéL’un des premiers dossiers qu’aura à traiter la nouvelle Administration américaine est celui du nucléaire iranien. Joe Biden a toujours dit son intention de réintégrer l’accord de 2015 (sur le nucléaire iranien, signé par l’Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, l’Allemagne et l’UE, NDLR) dont le gouvernement Trump s’est retiré par la suite. Ce n’est assurément pas pour lui faciliter la tâche que, le 25 novembre dernier, près de Téhéran, un des pères du programme nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh, a été assassiné, apparemment par des agents israéliens. Le choix du moment ne devait rien au hasard. En guise de bienvenue, le gouvernement de Jérusalem offrait au président élu plutôt un cadeau empoisonné.
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Les bienfaits stratégiques de cette élimination paraissent cependant aussi incertains que ses bénéfices politiques. La mort de ce physicien n’est pas de nature à altérer le programme nucléaire iranien. Depuis le retrait américain et malgré des sanctions très lourdes, l’Iran…
