L’éditorial d’Yves Thréard : « Présidentielle 2027, la cacophonie électorale »
Par Yves Thréard
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L’actuelle profusion de candidatures est le signe d’une grande confusion politique. Elle reflète la crise des partis traditionnels, menacés de disparition par les guerres des chefs et les rivalités intestines.
Passer la publicitéIl est loin, le temps où Pierre Messmer renonçait à se présenter à la présidentielle « par discipline ». C’était en 1974, à la mort de Georges Pompidou, dont il était le premier ministre. Face à Jacques Chaban-Delmas, autre grande figure du gaullisme, il préféra s’effacer. Cette année-là, ils étaient douze candidats. Six de plus déjà qu’en 1965. Combien seront-ils en 2027 ? Entre ceux qui se sont déclarés et ceux qui entretiennent le suspense, une petite trentaine de noms sont à l’affiche. L’élection suprême, grande ordonnatrice de notre vie politique, serait-elle devenue un jeu ? Cette cacophonie ne peut que contribuer à un affaiblissement de la fonction présidentielle. Elle en diminue le prestige et la superbe.
Emmanuel Macron, émergeant de l’inconnu ou presque en 2017, n’a pas seulement déstabilisé le paysage politique. Il a aussi créé un précédent. Comme si, depuis, tout le monde pensait avoir l’étoffe d’un Jupiter ! Un nom associé à une vague idée qui circule sur…
