À Tokyo, jeter ses déchets dans la rue à Shibuya peut désormais coûter cher
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Le quartier de Shibuya, l’un des plus visités de Tokyo, renforce sa lutte contre les incivilités. Depuis ce 1er juin, les touristes surpris en train de jeter des détritus sur la voie publique risquent une amende immédiate.
Passer la publicité Passer la publicitéMieux vaut désormais y réfléchir à deux fois avant d’abandonner un emballage ou une canette dans les rues de Shibuya. Depuis ce 1er juin, cet arrondissement de Tokyo sanctionne tout dépôt de déchets sur la voie publique par une amende administrative immédiate de 2000 yens (environ 12 euros). La mesure s’applique à l’ensemble du territoire, des ruelles commerçantes jusqu’aux abords du célèbre carrefour de Shibuya Crossing, où 2000 personnes peuvent traverser simultanément à chaque cycle de feu de circulation.
Ce durcissement intervient dans un contexte de forte reprise touristique. Selon l’Office national du tourisme japonais, le pays a accueilli près de 42,7 millions de visiteurs étrangers en 2025, contre 36,8 millions en 2024 et environ 32 millions avant la pandémie. Une affluence record qui se reflète directement dans les rues de Tokyo, déjà soumis à une pression urbaine intense.
L’incivilité en hausse
Les autorités locales évoquent une augmentation visible des ordures ces dernières années. Malgré les campagnes de sensibilisation, les rappels au civisme et les affiches multilingues, les comportements irrespectueux ont continué de progresser, portées notamment par l’afflux de visiteurs.
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Pour faire appliquer cette nouvelle réglementation, les moyens ont été renforcés. Jusqu’à une cinquantaine d’agents patrouillent dans les zones les plus fréquentées, notamment autour des gares de Shibuya, Harajuku et Ebisu. Certains peuvent s’adresser aux touristes en anglais, chinois ou coréen afin d’expliquer les règles, dans le cadre d’une campagne résumée par le slogan : «Si vous jetez des déchets, vous perdez de l’argent». Les contrevenants peuvent régler leur amende immédiatement, en espèces, par carte bancaire ou via QR code.
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Une image de propreté à préserver
Cette politique s’accompagne également de nouvelles obligations pour les commerces. Ceux qui vendent de la nourriture ou des boissons à emporter, situés à proximité des grandes gares, doivent désormais installer et gérer des poubelles accessibles à leur clientèle. En cas de manquements répétés, les exploitants s’exposent à des contraventions pouvant atteindre 50.000 yens (près de 270 euros), après avertissements.
Réputé pour la propreté de ses espaces publics malgré un nombre limité de poubelles, le Japon entend préserver cette image, alors que la fréquentation touristique atteint des niveaux record et que les comportements inciviques se multiplient.
