New York et la musique, une légende pour mélomanes
Par Nicolas Ungemuth et Bérénice Debras
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BACK TO THE BIG APPLE (4/7) - De Harlem au Bronx en passant par Manhattan ou Brooklyn, la ville a vu bourgeonner certains des styles musicaux les plus importants du XXe siècle. Ouvrez les oreilles et découvrez les nouvelles adresses du Figaro.
Passer la publicitéIl est historiquement né à La Nouvelle-Orléans, mais c'est bien à New York qu'il a explosé : le jazz. D'abord à Harlem, la ville noire. Duke Ellington, Billie Holiday, surnommée Lady Day, Louis Armstrong, Count Basie, les big bands, du Cotton Club au mythique Minton's Playhouse. Par la suite, ce fut, dès les années 1940, la descente vers les quartiers blancs huppés, en dessous de Central Park, à proximité de Broadway : la 52e rue, sans doute la plus mythique au monde lorsqu'on parle de musique, et ses alentours. Tous les 20 mètres se trouvait un club : Birdland, Blue Note, Downbeat, Onyx, 3 Deuces. Plus bas se trouvait le Village Vanguard. Là, presque tous les soirs, les jeunes fans de jazz – car à l'époque c'était une musique de jeunes – pouvaient écouter Sonny Rollins, Bud Powell, Charlie Parker, Miles Davis, Thelonious Monk (qui a composé un morceau intitulé 52nd Street Theme), Dexter Gordon, John Coltrane et tous les héros de ce que l'on appelait le be-bop.
À la fin des…
