Le repreneur en série Europlasma (Valdunes, Forges de Tarbes...) veut vendre ses «activités liées à la défense»
Par Le Figaro avec AFP
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Le repreneur en série de sites industriels en difficulté Europlasma, derrière Valdunes, la Fonderie de Bretagne ou les Forges de Tarbes, a annoncé vendredi entrer en négociations exclusives avec un «investisseur français» non divulgué, pour lui céder ses activités liées à la défense. Coté en Bourse, le groupe basé dans les Landes a publié un communiqué où il «annonce avoir conclu un accord d'exclusivité en vue de la cession de ses activités liées à la défense pour un montant de 150 millions d'euros».
Cette période de discussion court jusqu'au 25 mai 2026 et «pourra être prolongée d'un mois», tandis que l'opération doit intervenir «au plus tard le 15 octobre prochain», dit Europlasma. L'entreprise ne précise pas les sites concernés mais indique qu'il s'agit de ses activités «de développement, de production et de commercialisation de corps creux d'obus de moyens et gros calibres», notamment produits dans les Forges de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées.
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Cette dernière, présentée par Europlasma comme «la seule forge capable d'assurer la production de corps creux de grandes dimensions en France», a notamment pour client le groupe franco-allemand de défense KNDS, issu du rapprochement en 2015 de Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et de Nexter. Europlasma, initialement spécialisé dans les activités de dépollution, a acquis plusieurs grands noms de l'industrie française en difficulté ces dernières années.
Les plus connus sont Valdunes, spécialiste des roues et essieux pour le transport ferroviaire situé près de Dunkerque (Nord), et les Forges de Tarbes, fournisseur de la Défense nationale ainsi que la Fonderie de Bretagne, héritière des Forges d'Hennebont et longtemps prestataire de Renault, dans le Morbihan. Europlasma suscite de nombreuses critiques et ses dirigeants ont récemment été auditionnés par la commission d'enquête parlementaire sur la «prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs».
Ces fonds sont accusés de reprendre des entreprises pour en «aspirer un maximum de valeur», quitte à laisser salariés et usines sur le carreau. Europlasma avait communiqué fin octobre des résultats financiers dans le rouge pour le premier semestre 2025: plus de 27 millions d'euros de pertes nettes pour un peu moins de 33 millions d'euros de chiffre d'affaires, et un excédent brut d'exploitation (Ebitda), indicateur de rentabilité, négatif à près de 11 millions d'euros. La société n'a pas encore communiqué sur ses résultats annuels 2025, plus de trois mois après la fin de l'exercice.
