Marcin Przydacz : « Il y a trop d’émotion et trop peu de dialogue entre les rives de l’Atlantique »
Par Laure Mandeville
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ENTRETIEN - De passage à Paris, le conseiller diplomatique du président Nawrocki décrypte les désaccords existants entre le gouvernement de Donald Tusk et la présidence polonaise sur l’attitude à adopter vis-à-vis de Washington. Il appelle l’Europe à faire preuve de « pragmatisme » au lieu de « faire la leçon » à son grand allié.
Passer la publicitéLE FIGARO. - Le prochain sommet de l’Otan se tient dans une tourmente géopolitique, entre la guerre d’Ukraine qui bat son plein et de fortes tensions transatlantiques. Le président Trump parle de quitter l’Otan… Cela vous inquiète ?
MARCIN PRZYDACZ. - Il y a selon nous, trop d’émotion et trop peu de dialogue entre les deux rives de l’Atlantique. Les Américains sont préoccupés par d’autres défis que l’Europe. L’Asie-Pacifique, le Moyen-Orient. Mais il y a toujours une menace majeure pour la sécurité européenne, provenant de la Russie. Nous devons trouver le moyen de relever ces défis. En Pologne, nous estimons que si nous souhaitons la solidarité de nos alliés d’Amérique, il serait bon d’en montrer quand ils ont besoin de nous.
L’Europe aurait dû être plus allante en Iran ?
Beaucoup d’alliés européens ont offert leurs infrastructures en soutien. Ce n’était pas une opération de l’Otan fondée sur l’article 5, exigeant un engagement direct des alliés, mais il était dans l’intérêt de…
