Guillaume Tabard : « Les bonnes affaires de Jean-Luc Mélenchon »
Par Guillaume Tabard
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CONTRE-POINT - Le premier tour des municipales a permis au leader insoumis de renforcer sa main mise sur une gauche désespérément dépendante.
Passer la publicitéLes grands principes s’oublient vite quand les intérêts électoraux sont en jeu. C’était il y a moins de quinze jours. Après la mort de Quentin Deranque à Lyon, après les jeux de Jean-Luc Mélenchon sur les noms d’Epstein et de Raphaël Glucksmann, la cause semblait entendue. Dénonçant « l’inquiétante dérive » de la direction de LFI, le PS, de la manière la plus solennelle et officielle, fermait définitivement la porte à toute « alliance nationale » avec les Insoumis. Seule concession envisagée : un simple « retrait » de liste en cas de risque avéré de victoire du RN. Ceux qui croyaient encore à la social-démocratie se montraient soulagés.
Hypocrisie des uns ? Naïveté des autres ? Il n’a pas fallu attendre bien longtemps après la proclamation des résultats du premier tour pour que des négociations s’engagent, que des alliances se nouent et que des fusions en bonne et due forme s’opèrent. Protégé par le formalisme d’un communiqué, le PS peut bien maintenir qu’il…
