«Il est difficile de vivre en France quand on n’est pas blanc de peau», selon Xavier Bertrand (LR)
Par Anais Chaline
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Probable candidat à la présidentielle, le président de la région des Hauts-de-France est habituellement connu pour sa vive opposition aux «extrêmes». Ce dimanche, il est allé sur un autre terrain : «Il est difficile de vivre en France quand on ne porte pas un prénom du calendrier grégorien».
Passer la publicité Passer la publicitéSa réflexion aurait pu venir des bancs de la gauche. Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (Les Républicains), pense lui aussi à l’Élysée, sans pour autant avoir officialisé sa candidature. Dans sa course, serait-il à la recherche d’un nouvel électorat ? Invité de BFMTV ce dimanche, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a argué que «le prochain président de la République devra se battre pour retrouver l’unité du pays», car «il est difficile de vivre en France quand on est musulman, juif, quand on n’est pas blanc de peau».
Ce chantre de la droite sociale a aussi estimé qu’il est «difficile de vivre en France quand on ne porte pas un prénom du calendrier grégorien, mais aussi pour de très nombreux Français qui se sentent invisibles, oubliés». Et de poursuivre : «Ils respectent la loi, ils respectent la République, ils seront respectés et que chaque enfant a sa place dans la République française». Un discours qui a des allures de profession de foi.
«Quelle indécence»
Xavier Bertrand ne dissimule plus ses ambitions élyséennes, qu’il a d’ailleurs réitérées lors de cette même émission. «Je me prépare à cette élection présidentielle», a rétorqué celui qui est à la tête de Nous France, ce mouvement qu’il compte utiliser comme marche pied pour l’élection. Glisser un bulletin à son nom ? «Bien évidemment».
Le probable candidat se veut toujours aussi virulent à l’égard des extrêmes. «Quelle indécence», a-t-il répliqué au sujet du couple de Jordan Bardella avec Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, qui se sont affichés au Grand Prix de Monaco le même jour que la marche blanche en hommage à Lyhanna. Avant de railler : «Regardez bien les extrêmes, vos vies ne les intéressent pas, vos suffrages les intéressent. Bardella, Le Pen, Mélenchon, c’est exactement les mêmes».
