«Il n’y a pas d’arôme artificiel, ni de sucre ajouté» : on a testé un surprenant whisky à 20% d’alcool
La marque Bellevoye a mis sur le marché un alcool dans l’air du temps dont les rituels de dégustation restent à inventer.
Passer la publicité Passer la publicitéIncomparable. Nous, critiques de vins et de spiritueux, usons trop souvent de superlatifs. Mais pour ce Bellevoye 20°, l’adjectif est à prendre au sens littéral. Ce produit est unique. Sous prétexte de boire moins d’alcool, beaucoup cassent les équilibres avec de tristounettes désalcoolisations et chagrinent ainsi les dégustateurs avertis. Bellevoye, marque française connue pour son triple malt, ne tente pas de produire une nouvelle référence pour surfer sur la vague «no-low». Il ne s’agit pas de remettre une pièce dans la machine de la modération.
Les équipes ont voulu créer un autre univers : un whisky plus léger, mais qui respecte le terroir, le produit et in fine le consommateur. «Il s’agit d’une base de Bellevoye bleu (l’une des cuvées phares de la maison, NDLR), transformée avec un ajout d’infusion qui capture l’essence de la céréale», décrit Olivier Dumont, maître de chai.
Passer la publicitéPlus léger, plus accessible
Quand on parle d’infusion, il ne faut pas penser à de la camomille ou à de la verveine. Il s’agit d’orge, de maïs, de seigle, entre autres secrets de fabrication. «Le Bellevoye 20° a deux fois moins d’alcool mais il a toutes les caractéristiques organoleptiques d’un whisky», précise-t-il. Alexandre Sirech, PDG des Bienheureux et cofondateur de la marque, de continuer : «Notre beau métier ne s’est jamais vraiment réinventé depuis des siècles. Il faut remettre de l’innovation. Je vois une évolution vers moins d’alcool, mais plus d’arômes, plus de respect de la planète et de la santé.» D’ailleurs, «il n’y a pas d’arôme artificiel, ni de sucre ajouté», appuie Olivier Dumont.
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Concrètement, que vaut cette copie ? A-t-on l’impression de boire du whisky ? Au nez, les céréales ne trompent pas. C’est gourmand, légèrement épicé, avec des notes de poire. En bouche, la sensation est troublante : les promesses d’un beau blend sont confirmées. Les fans du Bellevoye bleu jouent à domicile. Mais c’est plus léger, plus accessible aussi. L’ensemble reste chaleureux en bouche, sans être brûlant. À boire en cocktail ou sec en fin de repas ? Tout est permis. Nous choisirons une troisième voie, car c’est en remplacement d’un verre de vin qu’il est le plus à son aise. Il n’y a plus vraiment de barrière pour des accords mets-spiritueux convaincants. Avec un plat de viande en sauce, par exemple. Avouons-le, nous avons un peu triché dans cet article. Avec 20° d’alcool, on ne peut pas légalement l’appeler whisky. Sur l’étiquette, il s’agit d’une «boisson spiritueuse à base de whisky». Mais dans le verre, c’est un peu plus que cela.
Bellevoye 20°, prix conseillé : 34,90 €.
