VOOZH about

URL: https://avis-vin.lefigaro.fr/spiritueux/un-veritable-revelateur-aromatique-pourquoi-quelques-gouttes-d-eau-peuvent-transformer-le-gout-d-un-whisky-20260507

⇱ «Un véritable révélateur aromatique» : pourquoi quelques gouttes d’eau peuvent transformer le goût d’un whisky


Aller au contenu

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

Passer la publicité Passer la publicité

«Un véritable révélateur aromatique» : pourquoi quelques gouttes d’eau peuvent transformer le goût d’un whisky

Sujets
Ce phénomène appelé la «micro-dilution» est très utilisé par les professionnels du whisky. barmalini - stock.adobe.com

Quelques gouttes suffisent à faire la différence : régulièrement utilisé par les maîtres de chai lors des dégustations, l’eau peut révéler les arômes du whisky.

Passer la publicité Passer la publicité

«Vous voulez un whisky  ? - Oh, juste un doigt ! - Vous ne voulez pas un whisky d’abord ?». Lorsque le commissaire Bialès (Gérard Darmon) propose un verre à Odile Deray (Chantal Lauby) dans La Cité de la peur, le quiproquo fait sourire. Ici, la façon dont le spiritueux est servi importe peu, pourvu qu’il soit consommé – à l’image de leur idylle naissante. Mais derrière ce comique absurde, la scène soulève une question intéressante : existe-t-il une manière optimale de déguster un whisky ? Faut-il le préférer sec et sans artifice, comme Odile Deray, ou le diluer avec des glaçons ? Comment éviter la brûlure de l’alcool et le risque qu’il ne monte trop vite à la tête ? Comme en matière de séduction, tout est une affaire de dosage. Pour équilibrer la puissance de l’alcool et révéler les arômes subtils du whisky, les professionnels ont une botte secrète.

Celles et ceux qui ont déjà avalé un whisky d’un trait en gardent un souvenir cuisant : la gorge brûle et la bouche est aussi anesthésiée que si l’on sortait de chez le dentiste. Bref, on ne sent plus rien et on passe complètement à côté de l’expérience. Oui, car tout l’intérêt du breuvage réside dans sa richesse aromatique. Gaïacol (notes fumées), lactones (noix de coco), vanilline (vanille)… «Une seule gorgée de whisky peut contenir plus de 40 composés et arômes différents», précise Kelsey McKechnie, la maître de chai de la distillerie écossaise The Balvenie.

À lire aussi Ces 5 règles pour déguster un whisky dans les règles de l’art

Passer la publicité

Pour en saisir toute la complexité, le whisky se déguste donc lentement, avec cérémonie. Mais là encore, il arrive que l’on ne perçoive pas toutes ses saveurs… Pourquoi ? «L’alcool a tendance à “refermer” certains arômes», explique Damien Anglada, ambassadeur France de la maison The Balvenie. Le whisky titrant à 40 °C minimum, il s’agit d’en réduire légèrement la teneur en alcool. Pour cela, les professionnels ont recours à une technique simple : la micro-dilution.

Une pratique courante chez les maîtres de chai

«Lors des prélèvements en fût, les maîtres de chai ajoutent souvent un peu d’eau pour mieux analyser l’évolution du whisky», explique Damien Anglada. D’abord, parce que cela permet de réduire la puissance de l’alcool, évitant ainsi l’effet anesthésiant en bouche. Mais ce n’est pas tout : lorsqu’on ajoute de l’eau, «on modifie également la tension de surface du whisky, ce qui favorise le passage de nombreux composés de la phase liquide vers l’air au-dessus du verre», précise la maître de chai Kelsey McKechnie. Ces derniers sont donc captés plus facilement. À l’inverse des glaçons, qui désensibilisent eux aussi nos papilles, une eau neutre non glacée (entre 14 et 16 °C) agit donc comme «un véritable révélateur aromatique», résume Damien Anglada. Mais attention : l’idée n’est pas de noyer son verre, quelques gouttes suffisent. Ici, le mieux est de procéder avec une pipette. Si vous n’en avez pas, faites comme le commissaire Bialès : servez-vous de votre doigt pour doser.

«Un véritable révélateur aromatique» : pourquoi quelques gouttes d’eau peuvent transformer le goût d’un whisky

S'ABONNER

Sauvegarder un article

Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.

S'abonner
Passer la publicité Passer la publicité
6 commentaires
  • helios mcIntyre

    le

    Un single malt cask strength impose meme quelques gouttes...

  • Antoine Bobo

    le

    A rapprocher de la thèse sur "la mémoire de l'eau" du "chercheur" Benveniste...

  • Antoine Bobo

    le

    Ca y est, Dassault a investi aussi dans le whisky ?

Passer la publicité
À lire aussi

Trop lourdes, trop complexes... Malgré les efforts des marques, pourquoi les bouteilles de spiritueux posent toujours un problème écologique

La filière des spiritueux est à la croisée des chemins. D’un côté, des marques qui cultivent leur image à travers des bouteilles sculpturales et des coffrets somptueux. De l’autre, une pression croissante, réglementaire et consumériste, pour alléger, recycler, réemployer. Un équilibre difficile à trouver dans un secteur où la bouteille n’est pas seulement un contenant, mais l’identité même de la marque.

Sur le même thème

Plus de services
Vous avez choisi de refuser les cookies
Et pourtant, la publicité personnalisée est un moyen de soutenir le travail de notre rédaction qui s’engage à vous proposer chaque jour une information de qualité. En acceptant les cookies, vous pourrez accéder aux contenus et fonctionnalités gratuites que propose notre site.

À tout moment, vous pouvez modifier vos choix via le bouton “paramétrer les cookies” en bas de page.

ou Refuser et s'abonner