«J’ai tout bien fait, et pourtant» : le choc de la maladie chez ces quinquagénaires qui pensaient avoir tout fait pour rester en bonne santé
TÉMOIGNAGES - Sport, sommeil, alimentation... Ils faisaient partie de ceux qui prenaient soin de leur santé. Puis sont venus l’infarctus, la thrombose... Ces quinquagénaires et sexagénaires racontent comment la maladie a bouleversé leur rapport au corps, sans les faire renoncer à prendre soin d’eux.
Passer la publicitéFrançois, 50 ans, ingénieur français installé depuis plusieurs années en Californie, hésitait ce matin-là entre un footing dans la forêt et sa séance hebdomadaire de crossfit. Il a choisi le crossfit, une combinaison d’efforts d’endurance, d’haltérophilie, de gymnastique. À la fin de l’entraînement, il s’est effondré sans que le moindre signe avant-coureur n’annonce une faiblesse. Par chance, une caserne de pompiers se trouve à côté de sa salle. Deux d’entre eux étaient présents ce matin-là et l’ont réanimé. «Je pensais vraiment être blindé», raconte aujourd’hui ce père de famille, sportif méthodique, attentif à son alimentation et son sommeil.
Pendant des années, François a eu le sentiment d’appartenir à cette génération persuadée qu’en faisant «tout bien» - sport, prévention, discipline, suivi médical - il garderait le contrôle. Puis son cœur s’est arrêté. Et avec lui, s’est effritée une certitude très contemporaine : celle que le corps resterait maîtrisable à condition d’en prendre soin.
À partir de 55 ans, ces histoires cessent d’être exceptionnelles. Un collègue victime d’un infarctus. Un voisin sportif frappé…
