«Mâle alpha», «potentiel hors du commun» : sans modestie, Didier Raoult publie son autobiographie
Par Louis Valleau
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Le professeur et ancien directeur de l'IHU de Marseille devenu aussi célèbre que controversé lors de l'épidémie de Covid-19 reconnaît un «moi effectivement surdimensionné».
Passer la publicité Passer la publicitéIl n'avait plus fait parler de lui depuis un moment. Didier Raoult, ancien directeur de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) connu pour ses positions clivantes lors de la crise sanitaire liée au Covid-19, a publié jeudi 6 avril son autobiographie aux éditions Michel Lafon. Et elle risque également de faire parler. Nommée simplement «Didier Raoult. Autobiographie» avec son visage en arrière-plan, ce livre revient très élogieusement sur le parcours de Didier Raoult, d'après des éléments rapportés par La Provence . L'ouvrage coécrit avec le journaliste Hervé Vaudoit, directeur de la rédaction du média local MProvence, est long de plus de 300 pages.
«Il m'a donc fallu attendre d'être étudiant en médecine et de toucher l'éthologie pour comprendre que cet intérêt que je suscitais malgré moi était sans aucun doute lié au fait que j'étais un mâle alpha», note-t-il très vite. «Au moment où je suis entré dans la vie professionnelle, j'avais déjà conscience du potentiel hors du commun qui était le mien, même si j'avais attendu la préparation du concours de l'internat pour commencer d'en explorer les limites», complète-t-il, toujours selon La Provence.
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Passer la publicitéUne fausse tentative de suicide
Dans les premières pages de son livre, Didier Raoult revient sur son enfance à Dakar (Sénégal) où son père était médecin militaire. «Je ne trouvais aucun intérêt aux cours», écrit-il au moment d'évoquer le redoublement de sa cinquième, selon 20 Minutes . Celui qui reconnaît aujourd'hui que son «moi est effectivement surdimensionné», revient également sur sa «fausse tentative de suicide» visant à alerter ses parents.
Selon 20 Minutes, Didier Raoult mentionne également un «QI de 180». «Dans le domaine des maladies infectieuses à Marseille, tous les professeurs en exercice ont été formés scientifiquement chez moi et y ont validé leur thèse de science en microbiologie ou en pharmacie, voire dans les deux domaines pour certains», estime-t-il d'après les extraits dévoilés par La Provence.
Sur la gestion du Covid-19, période qui l'a rendue tant célèbre que clivant, Didier Raoult estime «que nous avons assisté là à une rupture historique, car nous n'avions jamais vu de maladie pour laquelle les autorités nous ordonnaient de ne rien faire, sinon espérer que les patients allaient guérir spontanément – ce qui heureusement était le cas la plupart du temps». Pour lui, l'arrivée du virus a été marquée par un «vent de folie qui a soufflé dans les rangs de nos décideurs». Au sujet de l'hydroxychloroquine - médicament dont il saluait l'efficacité face au Covid-19 - Didier Raoult livre qu'il avait «bel et bien raison». Ce traitement n'a jamais fait consensus dans la sphère scientifique.
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Didier Raoult a dirigé l'IHU de Marseille jusqu'à fin août 2022. Sa gestion de l'établissement a été pointée du doigt par l'Inspection générale des affaires sociales et de l'Inspection générale pour l'enseignement supérieur et la recherche, qui a notamment dénoncé son «autoritarisme». Dans son livre, Didier Raoult dénonce également des «inspections envoyées à l'IHU» visant à le «réduire au silence». Du Raoult dans l'âme.
