Traque de pédophiles, féminicides, disparitions inquiétantes, fugitifs… Dans les coulisses d’Interpol à Lyon
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REPORTAGE - L’organisation, qui va s’agrandir, met à disposition des enquêteurs du monde entier d’immenses bases de données et réunit des coalitions pour mener des opérations d’envergure, notamment contre les crimes sexuels. Plongée dans le saint des saints policiers.
Passer la publicité«La fille à la pièce de 10 pences», «la femme aux dents particulières», «la femme enceinte aux colliers grenat», «la femme aux papillons tatoués»… Ces malheureuses décédées et susceptibles d’avoir été victimes de meurtre ont un point commun : leur corps a été retrouvé en France. Elles figurent parmi ces inconnues dont l’organisation de police criminelle internationale, Interpol, voudrait aider à déterminer l’identité, en lien étroit avec les polices locales. Le programme «Identify Me», qui concerne pour le moment six pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie et Pays-Bas), constitue une première, car il met à disposition du grand public une sélection des «notices noires» d’Interpol qui recensent des cadavres non identifiés, dans le but de «rendre leur nom» à une quarantaine de femmes décédées il y a dix, vingt, trente ou même quarante ans.
Leurs corps ont été découverts flottant dans un canal ou un fleuve. D’autres gisaient dans une forêt ou un parc, parfois enfermés…
