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Kyotographie, un festival photo japonais digne d’une success-story à la française

Par Valérie Duponchelle, envoyée spéciale à Kyoto (Japon)

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La Française Juliette Agnel est exposée au plus près du tatami dans la maison traditionnelle du Yuuhisai koudoukan. Takeshi Asano

RÉCIT - Depuis 2013, Lucille Reyboz et Yusuke Nakanishi ont construit contre vents et marées ce festival qui s’est imposé à Kyoto, et rayonne jusque sur la scène internationale.

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Au printemps 2013, il faisait beau à Kyoto. Un petit noyau d’artistes, de passionnés de photographie et d’aventuriers de l’image était réuni pour la première fois autour d’un projet un peu fou, baptisé Kyotographie. Déclic ? L’association sonore immédiate avec son thème, la photographie. Et, par sa graphie, une certaine réminiscence d’une France lointaine. Ce petit groupe du bout du monde avait le goût du risque et de l’art. Kyotographie empruntait aux Rencontres d’Arles son mariage de l’image et des lieux patrimoniaux. Il empruntait sa beauté, ses temples, ses maisons de thé et de kimonos, ses jardins zens et ses musées un peu austères, à Kyoto, la ville impériale pendant cinq cents ans, de 1331 à 1869, quand la capitale fut transférée à Tokyo.

Pour cette naissance en forme de performance, un parterre incroyable de bonnes fées. À commencer par le Japonais Eikoh Hosoe (1933-2024), le photographe du buto, danse des ténèbres de l’après-Hiroshima, et le portraitiste de Mishima à la rose…

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