Le Greco, Vélasquez, Zurbaran... Au Musée Jacquemart-André, un rêve d’Espagne venu du nord de Manhattan
Par Éric Biétry-Rivierre
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Jusqu’au 2 août, l’institution parisienne sert d’écrin aux trésors baroques de la Hispanic Society of America, qui a dû fermer pour travaux.
Passer la publicitéÀ New York, la Hispanic Society of America (HSA) se trouve en partie fermée pour travaux depuis 2019. Et cela, jusqu’à la fin de l’année. Méconnue sous nos latitudes, cette institution née en 1904 par la volonté d’un philanthrope fait donc voyager le meilleur de ses 1 000 peintures et 8 000 objets d’art, de l’Antiquité à l’époque contemporaine (dont un exemplaire de la première édition du Don Quichotte) afin de se financer. Comme son directeur est un Français, Guillaume Kientz, ancien conservateur au Louvre, spécialiste de la peinture espagnole et sud-américaine, Paris a la primeur.
Et plus précisément le Musée Jacquemart-André, autre lieu fondé par de riches amateurs d’art. On y découvre là un résumé en une quarantaine d’œuvres de l’histoire et du faste du baroque au siècle d’or dans la péninsule ibérique et ses nombreuses colonies. Quand, entre les XVIe et XVIIIe siècles, au temps des Habsbourg, s’y épanouissaient quelques génies tels que le Greco, Vélasquez, Zurbaran et Murillo, plus…
