Au Petit Palais, plein soleil sur Karoly Ferenczy
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Pour la première fois en France une rétrospective est consacrée à ce peintre hongrois de la Belle Époque, écologiste avant l’heure et, entre naturalisme et symbolisme, gloire en son pays.
Passer la publicitéUn ciel d’un bleu azuréen ; des trouées de soleil faisant vibrer d’épaisses frondaisons. Une nature intacte, paisible, dans laquelle s’inscrit le blanc d’une fête de mai, quelque chemise de paysan ou la nappe d’un pique-nique. L’art de Karoly Ferenczy (1862-1917) charme surtout pour ces scènes et paysages champêtres. Au cœur de Paris l’exposition de ces sortes d’édens écologiques à demi vrais, à demi fantasmés, comme une invitation au voyage, à un été de plénitude, fait un contrepoint idéal à la canicule qui plombe précocement la ville.
Que retenait-on quand on y était jeune peintre étranger et qu’on y séjournait à la Belle Époque, tandis qu’elle était capitale mondiale des arts ? Quelles influences en retirer ? Vers quelle avant-garde se tourner ? Et quelle modernité développer au juste, tout en cultivant son caractère propre ? Dans ce Petit Palais conçu justement pour l’Exposition universelle de 1900, Christophe Leribault puis Annick Lemoine, récemment partie pour diriger…
